VOLUME 40, NUMBER 1 (MAY 2002) PETROLEUM LAW EDITION — pp. 1-298 ARTICLE ABSTRACTS |
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Seismic Access Issues (2002) 40 Alta. L. Rev. pp. 1-18 Allan D. Nielsen, Q.C. Partner, Borden Ladner Gervais LLP, Calgary, Alberta and Christopher B. Manderville Associate, Borden Ladner Gervais LLP, Calgary, Alberta |
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This article examines the legal relationship between an owner of petroleum and natural gas rights and other interested parties when it comes to seismic operations. While rules on access to Crown lands and freehold surface have been rather clearly delineated, the rules pertaining to seismic operations on freehold land are not as clear. Case law from the United States is helpful, though limited in scope, mostly old, and sometimes based on different ownership theories. |
Cet article examine le rapport juridique qui existe entre le détenteur de droits pétroliers et gaziers et les autres parties intéressées dans le cas d’exploitations sismiques. Bien que les régles concernant les terres de la Couronne et les surfaces en propriété franche soient clairement délimitées, les régles concernant les exploitations sismiques sur les surfaces en propriété franche ne sont pas claires. La jurisprudence américaine est utile, bien que limitée dans sa portée en plus d’étre ancienne et de reposer parfois sur des théories diffÉrentes de la propriété. |
Recent Income Tax Developments (2002) 40 Alta. L. Rev. pp. 19-82 Roch Martin Partner, Fraser Milner Casgrain LLP, Calgary, Alberta |
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This article provides a summary of the civil penalties provisions of the Income Tax Act. While various warning cries have been directed at these provisions, their purpose and scope should not be ignored. The discussion is not intended to provide a detailed analysis; a working summary, consisting of legislative amendments and judicial developments, is the goal of this article. The Appendix contains possible applications of the provisions. |
Cet article résume les dispositions relatives aux amendes administratives de la Loi de l’impôt sur le revenu. Bien que plusieurs alertes aient été sonnées à l’endroit de ces dispositions, leur objectif et portée ne doivent pas étre ignorées. Le but de la discussion n’est pas de donner une analyse détaillée, mais plutôt de fournir un sommaire de travail comprenant des modifications et des élaborations de la loi. L’annexe contient des applications éventuelles de ces dispositions. |
A Review of the Canada Petroleum Resources Act and the Canada Oil and Gas Operations Act as the Legal Framework for Future Development in the Northwest Territories (2002) 40 Alta. L. Rev. pp. 83-96 Raymond E. Quesnel Partner, McCarthy Tétrault, Resources Division, Calgary, Alberta |
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This article examines the current core legislation that governs oil and gas activity in Canada's North. While there has been increased industry interest in the Northwest Territories, there has thus far been a lack of actual oil and gas projects against which to measure the efficacy of the current regime in the context of northern development. An historical analysis of the legislative developments indicates that the northern regime formed the basis for the legislative framework now governing east coast megaprojects. The author evaluates the current basis on which rights are granted and recorded, the tenure system, the royalty regime, and the project approval process. He concludes that, while the northern regime is suitable for large scale developments, it may require certain changes to accommodate smaller, more conventional projects likely to be undertaken. |
Cet article examine la législation de base qui régit actuellement les activités pétroliéres et gaziéres dans le Nord canadien. Bien que l’intérêt pour l’industrie dans les Territoires du Nord-Ouest a augmenté, il y a eu jusqu’#a présent, un manque de véritables projets pétroliers et gaziers permettant de mesurer l’efficacité du régime actuel dans le contexte de l’exploitation du Nord canadien. Une analyse historique de l’élaboration des lois indique que le régime du Nord représente la base d’un cadre juridique qui régit maintenant les mégaprojets de la côte est. L’auteur évalue la base actuelle sur laquelle les droits sont accordés et enregistrés, le mode de faire-valoir, le régime de redevances et le processus d’approbation du projet. Il en est arrivé à la conclusion que, bien que le régime du Nord convienne à l’exploitation de projets à grande échelle, certains changements pourraient être nécessaires pour convenir aux projets plus petits et plus traditionnels qui pourraient alors être entrepris. |
Electricity Deregulation in Canada: An Idea Which Has Yet to be Tried? (2002) 40 Alta. L. Rev. pp. 97-130 Andrew J. Roman Partner, Miller Thomson LLP, Toronto, Ontario |
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The author outlines the factors involved in the “deregulation” of government-controlled industries, highlighting confusion caused by that misdescription. The challenges facing the Alberta and Ontario governments in the fledgling efforts at restructuring their electricity industries are illustrated against a backdrop of lessons derived from the attempted “deregulation” of electricity in California, and from the Canadian experience with airline, telecommunications, and natural gas industry restructuring. |
L’auteur donne les grandes lignes des facteurs pris en considération au moment de la «déréglementation» des industries sous contrôle de l’état et insiste sur la confusion que cette erreur de désignation a causée. Les problémes auxquels les gouvernements de l’Alberta et de l’Ontario font face en faisant de nouveaux efforts pour restructurer leurs secteurs de l’électricité sont illustrés avec, comme toile de fond, les leçons tirées des tentatives de «déréglementation» de l’électricité en Californie et de l’expérience canadienne dans les secteurs de l’aviation, des télécommunications et de la restructuration de l’industrie de gaz naturel. |
Environmental Regime for Development of an Oil and Gas Project in the Newfoundland Offshore (2002) 40 Alta. L. Rev. pp. 131-164 Gerlinde van Driel, Q.C. and Alexander MacDonald, Q.C. Partners, Patterson Palmer Hunt Murphy, St. John's, Newfoundland |
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Environmental regulatory approval is an important and necessary step in the development of oil and gas projects in the Newfoundland offshore. The approval process, however, should be as efficient and definitive as possible. This article sets out how the approval process under the Accord Implementation Acts and the Canadian Environmental Assessment Act can be merged so that duplication and unnecessary delay are avoided. |
L’approbation régulatrice sur l’environnement est une mesure importante et nécessaire pour le développement de projets pétroliers et gaziers dans la zone extra côtiÈre de Terre-Neuve. Le processus d’approbation devrait cependant étre aussi efficace et définitif que possible. Cet article démontre de quelle façon le processus d’approbation peut étre fusionné en vertu des Lois de mise en œuvre des accords et de la Loi canadienne sur l’évaluation environnementale de maniére à éviter le chevauchement et les retards inutiles. |
Recent Regulatory and Legislative Developments of Interest to Oil and Gas Lawyers (2002) 40 Alta. L. Rev. pp. 165-214 Luigi A. Cusano and David M. Wood Donahue Ernst & Young, Calgary, Alberta |
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In this article the authors highlight regulatory and legislative developments during the period of May 2000 through April 2001 that are of particular interest to oil and gas lawyers. Decisions of the National Energy Board and the Alberta Energy and Utilities Board are the primary focus for regulatory developments. Key policy developments, guidelines and directives of the AEUB, the Canadian-Newfoundland Offshore Petroleum Board and the Canada-Nova Scotia Offshore Petroleum Board are also examined. With respect to legislative developments, particular emphasis is placed on Alberta and federal legislative developments, although notable developments in other jurisdictions are also highlighted. |
Dans cet article, les auteurs soulignent l’élaboration des réglements et des lois qui a eu lieu entre mai 2000 et avril 2001 ayant un intérêt particulier pour les avocats qui travaillent dans l’industrie pétroliére et gaziére. L’élaboration des réglements s’articule surtout autour des décisions de l’Office national de l’Énergie et du Alberta Energy and Utilities Board (AEUB). L’élaboration des grandes politiques, des lignes directrices et des directives du AEUB, du Canadian-Newfoundland Offshore Petroleum Board et du Canada-Nova Scotia Offshore Petroleum Board y est aussi examinée. En ce qui concerne l’élaboration des lois, l’emphase est mise sur celles de l’Alberta et du gouvernement fédéral, bien que des développements notables dans d’autres juridictions y sont aussi soulignés. |
Recent Developments of Interest to Oil and Gas Lawyers (2002) 40 Alta. L. Rev. pp. 215-298 Mungo Hardwicke-Brown, R. Ben Rogers, Sandy McLeod and Chris Orr Blake, Cassels & Graydon LLP, Calgary, Alberta |
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This article is a compilation of recent Canadian decisions of interest to oil and gas lawyers. The authors discuss a variety of cases in areas such as lands, leases and titles, administrative law, contracts, torts, the environment, tax and royalties. |
Le présent article est une compilation des décisions canadiennes récentes destinée aux avocats oeuvrant dans les secteurs pétrolier et gazier. Les auteurs examinent divers cas dans des différents domaines — baux et titres, droit administratif, contrats, délits, environnement, taxes et redevances. |
VOLUME 40, NUMBER 2 (SEPTEMBER 2002) pp. 299-536 ARTICLE ABSTRACTS |
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A Triumph of Liberalism: The Supreme Court of Canada and the Exclusion of Evidence (2002) 40 Alta. L. Rev. pp. 299-323 Julianne Parfett Assistant Crown Attorney, Ottawa, Ontario |
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The common law has historically defined self-incrimination narrowly. Using Packer’s models of the criminal justice system as a framework, the article examines the Supreme Court of Canada’s interpretations of s. 24(2) of the Charter. The Court has expanded the definitions of both self-incrimination and remoteness. The author argues that s. 24(2) has ceased to be a remedy requiring the balancing of interests and has become a quasi-automatic rule of exclusion, which promotes individual rights at the cost of victim’s rights. Further, in the Court’s zeal to protect the integrity of the system, there is no allowance made for the seriousness of the breach, the consequences of the exclusion, or the causal connection between the breach and any evidence obtained. The author argues that this has resulted in a justice system more concerned with police behaviour than with the pursuit of truth. Instead, either the exclusionary rule must be used to foster a balance of individual and communitarian rights, or other more imaginative remedies should be crafted from s. 24(2) to protect the integrity of the legal system. |
Historiquement, le droit commun définit très étroitement le témoignage contre soi-même. Prenant les modèles Packer comme cadre du système de justice pénale, l’article examine l’interprétation faite par la Cour Suprême du Canada du paragraphe 24(2) de la Charte. La Cour a élargi les définitions à la fois du témoignage contre soi-même et du caractère indirect. Selon l’auteur, le paragraphe 24(2) a cessé d’être un remède exigeant de balancer les intérêts pour devenir une norme quasi automatique de la règle d’exclusion; laquelle promeut les droits individuels au détriment des droits de la victime. De plus, soucieuse de préserver l’intégrité du système, la Cour ne fait aucune provision quant à la gravité du délit (conséquences de l’exclusion) ou le rapport de causalité entre l’infraction et la preuve obtenue. L’auteur fait valoir que ceci a eu pour conséquence un système judiciaire plus préoccupé par le comportement des forces policières que par la recherche de la vérité. Au lieu de cela, la règle d’exclusion doit être utilisée pour maintenir l’équilibre entre les droits de l’individu et ceux de la communauté; ou d’autres remèdes inédits doivent être tirés du paragraphe 24(2) afin de préserver l’intégrité du système judiciaire. |
Searching for Truth But Missing the Point (2002) 40 Alta. L. Rev. pp. 333-346 Keith D. Kilback Kanuka Thuringer, Regina, Saskatchewan and Michael D. Tochor MacPherson Leslie & Tyerman LLP, Regina, Saskatchewan |
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This article explores the shift from the traditional conceptualization of a criminal trial as an independent testing of facts to the standard of proof beyond a reasonable doubt, to a more recent view of the trial as a search for the truth. The authors contend that the “search for truth” approach imports two major flaws into the judicial process. First, it is impossible for a trier of fact to actually know the truth; and second, because the concept has never been judicially defined, its use allows courts to justify whatever policy decision is being made. The authors conclude that the traditional view remains the better view, because the fundamental point of a criminal trial is not to determine what is true, but rather to determine whether the accused is guilty beyond a reasonable doubt. |
Cet article explore le glissement du concept traditionnel du procès criminel comme un test indépendant des faits visant l’établissement de la preuve hors de tout doute raisonnable, vers une perception récente du procès comme une recherche de la vérité. Les auteurs affirment que l’approche de la «recherche de la vérité» insère deux failles majeures dans le processus judiciaire. Premièrement, il est impossible À un juge des faits de connaÎtre avec certitude la vérité et, deuxièmement, le concept n’ayant jamais été défini de manière judiciaire, son utilisation permet aux cours de justifier la prise de n’importe quelle décision politique. Les auteurs concluent que le point de vue traditionnel demeure le meilleur parce que le but fondamental d’un procès criminel n’est pas de déterminer la vérité, mais plutôt si l’accusé est coupable hors de tout doute raisonnable. |
Environmental Protection and Oil and Gas Production in the Nova Scotia Offshore: A Guidelines Approach to Operational Discharges (2002) 40 Alta. L. Rev. pp. 347-366 Mikis Manolis Associate, Campney & Murphy, Barristers and Solicitors, Vancouver, British Columbia |
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This article examines and describes the regulatory framework governing the production of oil and gas in the Nova Scotia offshore. Specific attention is given to the ecological dangers posed by operational discharges into the marine environment by the oil and gas industry. The regulation of operational discharges under the Canada-Nova Scotia Offshore Petroleum Resources Accord Implementation Act and the role of guidelines in this regard is discussed. It is argued that the attempted use of guidelines by the Canada-Nova Scotia Offshore Petroleum Board to impose binding requirements on operators is beyond its statutory authority. The administrative problems associated with these “mandatory” guidelines are also discussed. |
Cet article examine et décrit le cadre législatif et réglementaire gouvernant la production de pétrole et de gaz au large de la Nouvelle-Écosse. Une attention toute particuliére est portée aux dangers écologiques que posent les déversements opérationnels de l’industrie du pétrole et du gaz dans l’environnement marin. Les réglements portant sur les déversements opérationnels sont discutés aux termes de la Mise en oeuvre de l'Accord Canada — Nouvelle-Écosse sur les hydrocarbures extracôtiers et le rôle des directives à cet égard. Le raisonnement soutient que la tentative d’utiliser les directives de l'Office Canada — Nouvelle-Écosse des hydrocarbures extracôtiers pour imposer aux opérateurs des exigences contraignantes dépasse les dispositions législatives habilitantes de celui-ci. Les problèmes associés à ces directives «obligatoires» sont également discutés. |
The Mere Busybody: Autonomy, Equality and Standing (2002) 40 Alta. L. Rev. pp. 367-392 Russell Binch LL.M. graduate of the University of British Columbia |
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It is often believed that the application of standing principles has little bearing on the ideological constructs that have guided the development of public law. However, a few commentators have attempted to alter this belief by demonstrating that standing promotes an individual’s capacity and right to further her or his personal autonomy, an ideal that is deep and pervasive in our culture. From this, they conclude that it is desirable to prevent public interest organizations from initiating litigation. While the insight that standing and autonomy are fundamentally connected is an important contribution, the conclusion — that this bars access for public interest organizations — is disappointing. It fails to recognize that autonomy is often furthered by interdependence, and that the interdependent ties found in public interest organizations are of particular importance for disadvantaged persons. When we reconceive autonomy through the lens of equality, our understanding of standing is radically altered. |
Il est souvent admis que l’application des principes de qualité pour agir a peu d’influence sur les concepts idéologiques qui ont guidé le développement du droit public. Néanmoins, quelques commentateurs se sont efforcés d’altérer cette croyance en démontrant que la qualité pour agir met de l’avant la capacité individuelle et le droit de promouvoir l’autonomie personnelle, un idéal profondément ancré et prépondérant dans notre culture. Ils en concluent qu’il est souhaitable d’empêcher les organisations d’intérêt public d’intenter un procès. Si l’idée de qualité pour agir et l’autonomie sont fondamentalement reliées est une importante contribution, la conclusion qu’elle en interdit l’accès aux organisations d’intérêt public est décevante. Elle ne reconnaît pas que l’autonomie est souvent encouragée par l’interdépendance et que les liens d’interdépendance trouvés dans les organisations d’intérêt public sont d’une importance toute particulière pour les personnes désavantagées. Notre interprétation de la qualité pour agir est radicalement changée lorsque nous re-concevons l’autonomie dans l’optique d’égalité. |
Expressive Harms and the Strands of Charter Equality: Drawing Out Parallel Coherent Approaches to Discrimination (2002) 40 Alta. L. Rev. pp. 393-416 Ron Levy LL.M. Candidate 2002-2003, Columbia Law School, New York |
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“Expressive harms” are rights violations that may arise from governmental expression through laws or state action, even absent material or otherwise tangible harms. Same-sex marriage provides an example: having won rights to most marriage-related economic benefits in M. v. H., gays and lesbians nevertheless fought for state recognition of their marriages in Halpern v. Canada. The author delineates three conceptions of expressive harms. Among these are what may be termed “direct dignity harms”; on this conception, some forms of state expression exert effects upon human dignity without intermediate steps (for example, stereotyping) or ultimate material consequences (for example, exclusion from benefits). The author provides, in particular, an account of direct-dignity expressive harms and relates this account to the equality jurisprudence of s. 15 of the Charter. Finally, the author shows how the Supreme Court of Canada has implicitly incorporated expressive insights within s. 15, but suggests that the Court has done so with some incoherence. By failing to make explicit its reliance on several expressive and other rationales, the Court has produced an equality test with requirements derived from various conflated equality approaches, rendering the test unnecessarily onerous for some claimants. |
Les «préjudices expressifs» sont la violation de droits pouvant provenir d’expressions gouvernementales contenues dans les lois ou les actions de l’état, y compris l’absence de l'affaire matériel ou tout autre préjudice tangible. Les mariages homosexuels sont un exemple: la cause M.c. H. ayant accordé les droits à la plupart des avantages économiques octroyés aux couples mariés, les gays et lesbiennes ne se sont pas moins battus pour obtenir la légitimation de leur mariage par l’état dans la cause Halpern c. Canada. L’auteur définit trois conceptions des préjudices expressifs, parmi celles-ci, ce qu’on peut appeler les «préjudices directs à la dignité». Selon cette conception, certaines formes d’expression de l’état ont un impact direct sur la dignité humaine (par exemple les stéréotypes) ou des conséquences matérielles ultimes (par exemple l’exclusion à des avantages). L’auteur donne en particulier un exemple de préjudices expressifs directs à la dignité et rattache cet exemple à la jurisprudence en matière d’égalité au paragraphe 15 de la Charte. Enfin, l’auteur démontre comment la Cour Suprême du Canada a implicitement incorporé l’idée d’expressivité dans le paragraphe 15, mais suggère que la Cour l’a appliquée de manière assez incohérente. En ne déclarant pas explicitement son adhésion à plusieurs expressions et autres fondements, la Cour a produit un test d’égalitéÉ dont les exigences sont dérivées de diverses approches regroupées, rendant le test inutilement onéreux pour certains plaintifs. |
Economic Instruments and the Kyoto Protocol: Can Parliament Implement Emissions Trading Without Provincial Co-operations? (2002) 40 Alta. L. Rev. pp. 417-446 Philip Barton Law Student, Dalhousie Law School, Halifax, Nova Scotia |
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The ability of the federal government to ratify the Kyoto Protocol — the international treaty to reduce greenhouse gas emissions — is uncontested by provincial governments. However, the recent provincial opposition to this treaty could result in a constitutional challenge to Parliament’s domestic implementation of the binding emission targets. This potential challenge is a result of the uncertainty in Parliament’s authority to implement the necessary legislation. This article examines the federal authority to implement emissions trading — an economic instrument into which the federal government has invested a considerable amount of research in recent years. As possible reliance for Parliament’s jurisdiction over trading, three federal powers are investigated: the peace, order and good government power, the criminal law power and the trade and commerce power. While there are difficulties with reliance on each of these powers, the peace, order and good government power is likely to provide the strongest argument for federal jurisdiction. Given the federal government's lack of clear legislative authority for trading, this article finishes by examining the alternative economic instrument of emissions taxation, concluding that Parliament’s power to implement taxes is much more certain. |
Les gouvernements provinciaux ne contestent pas l’autorité du gouvernement fédéral pour ratifier le Protocole de Kyoto, le traité international visant la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Cependant, le Parlement pourrait se voir confronté à un défi constitutionnel concernant l’application locale des limites obligatoires d’émission de gaz, conséquence de l’opposition provinciale récente à ce traité. Ce défi en puissance résulte de l’incertitude face à l’autorité parlementaire vis-à-vis de l’implantation de la législation nécessaire. Cet article examine l’autorité fédérale dans l’implantation de l’échange de droits d’émission, un instrument économique dans lequel le gouvernement fédéral a investi un montant considérable de recherche ces dernières années. Trois pouvoirs fédéraux sont à l’étude pour envisager la juridiction du Parlement sur l’échange: les dispositions relatives à la paix, l’ordre et le bon gouvernement, le droit criminel et la compétence en matière de commerce. Si l’exercice de chacun de ces pouvoirs présente des problèmes, la paix, l’ordre et le bon gouvernement offriront probablement l’argument le plus solide pour la compétence fédérale. Étant donné l’absence de la compétence législative clairement définie du gouvernement fédéral concernant le commerce, cet article termine en examinant les instruments économiques alternatifs pour la taxation des émissions et conclue que les pouvoirs de taxation du Parlement sont beaucoup plus certains. |
VOLUME 40, NUMBER 3 (December 2002) pp. 537-766 ARTICLE ABSTRACTS |
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Foreword (2002) 40 Alta. L. Rev. p. 537 Guest Editors Glen E. Luther and John Kingman Phillips |
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The decision of the Supreme Court of Canada in R. v. Stinchcombe was delivered just over ten years ago. Justice Sopinka, writing for the Court, articulated a process for criminal pretrial disclosure — a process that had previously lacked any formality or uniformity in criminal proceedings. In some measure, Stinchcombe represented the judiciary’s response to various failings in the criminal justice system, exemplified and documented by the Royal Commission on the Prosecution of Donald Marshall, Jr. and criticized in various Law Reform Commission reports preceding the decision. In Alberta and Ontario, the decision certainly revolutionized the Crown’s disclosure practices. In the ten years since the decision was rendered, Stinchcombe has been the subject of extensive judicial scrutiny, consideration and gloss. This edition of the Alberta Law Review is designed to identify some of the more significant developments and to consider the impact of those developments on the original vision of Sopinka J. Both of the guest editors were, at various stages, involved in the defence of Stinchcombe, from the appeal of the original trial at the Supreme Court of Canada through the third trial. Since Stinchcombe’s acquittal on his third trial — following a complicated procedural history surrounding disclosure issues — the guest editors have thought it necessary and desirable that the full story of the facts of the case be told. We have been especially interested in the progress of Sopinka J.’s vision of criminal disclosure as it has been modified, criticized, expanded upon and limited by subsequent decisions and academic commentary. In the view of the guest editors, the subsequent judicial treatment of Stinchcombe has strayed significantly from what was intended and has greatly detracted from the fairness of criminal pretrial disclosure. Rather than rectify the problems that Stinchcombe attempted to redress, the subsequent judicial treatment has failed to take Stinchcombe seriously and has simply restored many of the original failings in the system. In our opinion, the current state of criminal disclosure enables, rather than prevents, more travesties — as seen in Marshall, Milgaard and Stinchcombe. Our opinion is not shared by all — in the view of some of the authors in this edition, Stinchcombe’s principles are overly broad and have necessitated judicial decisions designed to limit the application of those principles to avoid crippling the criminal justice system and to ensure fair treatment of complainants and witnesses. This issue is intended to identify and promote debate on the key issues separating those competing views. Debate has continued on the desirability of mandated defence disclosure — a question left for future analysis in Stinchcombe itself. As well, the law of privilege has come to the fore in recent and current litigation, most notably in Alberta and Quebec. Further, this issue suggests the value of the dialogue and feedback between criminal, civil and administrative procedures. Stinchcombe’s impact has not been limited to criminal procedure, but has informed and can continue to inform other aspects of the law. Similarly, the experience and structure of civil and administrative procedures may inform the criminal law and enhance the vision of Sopinka J. |
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The Rest of the Story of R. v. Stinchcombe: A Case Study in Disclosure Issues (2002) 40 Alta. L. Rev. pp. 539-566 John Kingman Phillips B.A. (Saskatchewan), LL.B. (Osgoode), M.A. (Guelph). Affiliated with Heenan Blaikie LLP in Calgary and Paliare Roland LLP in Toronto |
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Stinchcombe is a decision which is oft-quoted but not well understood or properly interpreted by the courts. This article reviews the facts of the Stinchcombe litigation and suggests that the Courts have failed to properly apply the principles enunciated therein. In the initial Supreme Court decision Sopinka J. suggested the adoption of the civil model of pretrial disclosure in the criminal context: the Crown, he suggested, should err on the side of inclusion and consider it a constitutional duty to disclose everything that could be relevant to the case. The courts have failed to properly apply this decision, as evidenced by the judicial interpretation of “relevance,” the expectation that defence counsel will police prosecutors' compliance with the disclosure obligation, and the failure of the courts to apply appropriate remedies or sanctions where disclosure obligations have not been properly met. The author suggests that practitioners should reconsider the principles of Stinchcombe, especially in light of proposed changes to the Alberta Rules of Court which might make disclosure requirements in the civil process less stringent. |
La décision Stinchcombe en est une qui est souvent citée, mais rarement bien comprise ou correctement interprétée par les tribunaux. L’auteur de cet article revoit les faits du procès de l’affaire Stinchcombe et laisse entendre que les tribunaux n’ont pas correctement appliqué le principe qui y est formulé. Dans la première décision de la Cour suprême, le juge Sopinka a suggéré l’adoption du modèle civil de la communication de la preuve avant le procès dans le contexte criminel. Il a suggéré que la Couronne erre plutôt dans le sens de l’inclusion et estime qu’il est de son devoir constitutionnel de communiquer tout ce qui est pertinent à l’affaire. Les tribunaux n’ont pas bien appliqué cette décision, comme en témoigne l’interprétation judiciaire de « pertinence », l’attente que l’avocat de la défense voit à ce que les procureurs se conforment à l’obligation de communiquer et le défaut des tribunaux d’appliquer des remèdes ou des sanctions appropriés lorsque ces obligations ne sont pas correctement respectées. L’auteur suggère que les praticiens revoient les principes de Stinchcombe, surtout à la lumière des changements proposés aux règles de procédure de l’Alberta qui pourraient alléger les exigences de communiquer dans un contexte civil. |
The Frayed and Tarnished Silver Thread: Stinchcombe and The Role of Crown Counsel in Alberta (2002) Alta. L. Rev. pp. 567-592 Glen E. Luther LL.B. (Saskatchewan), LL.M. (Queen’s). A member of the Law Faculty at the University of Calgary from 1999-2002. A member of the law firm Scott Hall in Calgary and will join the College of Law at the University of Saskatchewan in 2003. |
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The Supreme Court of Canada has repeatedly stressed that, in their roles as Crown prosecutors, Crown counsel must act as ministers of justice in order to protect against wrongful convictions. Historically this obligation has been referred to as a silver thread woven into “the web of Canadian criminal law.” Central to this quasi-judicial Crown obligation is disclosure. In this article, the author contends that the Supreme Court ideal of Crown prosecutors acting as ministers of justice and making full disclosure does not correspond with reality. Rather, it is asserted that the Crown delegates disclosure duties to the police, does not take disclosure obligations seriously, and is not held responsible by the courts for failure to disclose. The author argues that until the Supreme Court clarifies the required scope of disclosure, especially as regards Charter defences; until Crown prosecution offices are prepared and equipped to take the disclosure role seriously; and until the courts enforce this role; there will continue to be wrongful convictions due to lack of disclosure. |
La Cour suprême du Canada a maintes fois souligné qu’en tant que procureurs de la Couronne, les procureurs doivent agir en ministre de la justice afin d’éviter les condamnations injustifiées. Traditionnellement, cette obligation a été considérée comme un fil d’argent « tissé dans l’étoffe du droit criminel canadien ». Au cœur de cette obligation quasi-judiciaire de la Couronne se trouve la question de la divulgation. Dans cet article, l’auteur soutient que pour la Cour suprême du Canada, le procureur idéal agissant en ministre de la justice et communiquant pleinement la preuve ne correspond pas à la réalité. On fait plutôt valoir le fait que la Couronne délègue cette responsabilité à la police, qu’elle ne prend pas cette obligation au sérieux et que les tribunaux ne tiennent pas la Couronne responsable en cas de défaut de divulguer. L’auteur estime que tant que la Cour suprême n’a pas clarifié la portée requise de la divulgation, surtout en ce qui concerne les défenses en vertu de la Charte, que les bureaux des procureurs ne sont pas préparés ni prêts à prendre la divulgation au sérieux et que les tribunaux ne sont pas prêts à appliquer ce rôle, il y aura des condamnations injustifiées causées par un manque de divulgation. |
Applications for Third-Party Records: The Relationship of the O’Connor Procedure to Other Application Procedures (2002) Alta. L. Rev. pp. 593-654 Wayne N. Renke Associate Professor, Faculty of Law, University of Alberta |
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The author presents an in-depth analysis of the application procedure by an accused for the production of records held by third parties developed in R. v. O'Connor. The appropriateness of using the O'Connor procedure respecting the various classes of records is explored, especially in light of the Mills procedure, the McClure procedure and the Stinchcombe disclosure rules. This complex and intricate area of the law is examined and conclusions are drawn regarding when the O'Connor procedure should be employed by an accused seeking the pretrial production of records in the custody of third parties. |
L’auteur présente une analyse en profondeur de la procédure de demande, faite par un accusé, visant la production de dossiers gardés par des tiers, telle qu’elle a été développée dans l’affaire R. c. O'Connor. On y explore la pertinence d’utiliser la procédure O'Connor relativement aux diverses catégories de dossiers, surtout à la lumière des affaires Mills et McClure, et des règles de divulgation de l’affaire Stinchcombe. On y examine ce domaine complexe et délicat du droit et on tire des conclusions relativement au moment où l’accusé devrait recourir à la procédure O'Connor pour demander la divulgation de dossiers gardés par des tiers avant le procès. |
Disclosure and Production in Sexual Violence Cases: Situating Stinchcombe (2002) 40 Alta. L. Rev. pp. 655-688 Jennifer Koshan Assistant Professor, Faculty of Law, University of Calgary |
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This article examines the issue of disclosure and the legacy of Stinchcombe through a review of the history of disclosure and production in criminal sexual assault proceedings and an analysis of judicial decisions and legislative enactments in this context. The author presents a feminist analysis of the tension between those representing the rights of accused persons who seek to access a complainant's personal records and the voices of equality-seeking and anti-violence groups that challenge stereotypes about sexual violence against women. The author presents a comprehensive review of the lower court decisions in production applications since the Supreme Court of Canada decision in R. v. Mills. The author concludes that while Bill C-46 and Mills are positive developments, a great deal of discretion is left to trial judges to decide on the merits of production on a case-by-case basis, and such decisions are granted much deference by appellate courts. The exercise of discretion may encourage the application of stereotypes about women and sexual violence and is the reason an absolute ban on production is preferred by women's and anti-violence groups. |
L’auteur de l’article examine la question de la divulgation et de l’incidence de l’affaire Stinchcombe au moyen de l’étude de l’histoire de la divulgation, de la comparution dans les procès d’agression sexuelle criminelle et de l’analyse de la jurisprudence et de la législation dans ce contexte. L’auteur présente une analyse féministe de la tension qui existe entre les représentants des droits des accusés qui cherchent à avoir accès aux dossiers personnels du plaignant et les groupes revendiquant l’égalité et la lutte contre la violence qui s’objectent aux stéréotypes sur la violence sexuelle contre les femmes. L’auteur revoit l’ensemble des décisions du tribunal inférieur relatives aux demandes de comparution depuis la décision de la Cour suprême du Canada dans l’affaire R. c. Mills. L’auteur en arrive à la conclusion que malgré le projet de loi C-46 et la décision Mills qui représentent des développements positifs, les juges disposent de beaucoup de discrétion pour décider — au cas par cas — des mérites de la comparution. De plus, les cours d’appel accueillent ce genre de décision avec beaucoup d’égards. Ce recours à la discrétion peut encourager les stéréotypes à l’égard des femmes et de la violence sexuelle, et c’est pour cette raison que les organisations féminines et de lutte contre la violence demandent qu’elle soit formellement interdite. |
Defence Disclosure: Is the Right to “Full Answer” the Right to Ambush? (2002) 40 Alta. L. Rev. pp. 689-700 Goran Tomljanovic Crown Prosecutor, Appeals Branch of Alberta Justice, Calgary, Alberta |
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In Canada, a complete set of codified defence disclosure rules does not exist. Rather, these rules exist in piecemeal form, some being statutory, some common law and others in place for the sake of expedience. Like the Crown, the defence is required to disclose at the investigative, pretrial and trial stages. Although defence disclosure appears to run contrary to the accused's right to silence and the right to make full answer and defence, it is emphasized that these rights are not absolute. They must be assessed against other Charter principles. The accused, for example, rarely remains silent until the final stages of the trial to subsequently “ambush” the Crown with his or her defence. The “ambush” defence, perceived as a strategic advantage, denies fundamental principles of fairness and ultimately hinders the search for truth. The author examines the numerous benefits of codifying the procedural rules. A clear statement of disclosure obligations, for example, would avoid lengthy debates over disclosure rules and thus ultimately lead to quicker resolution of the real issue. Further, should they operate unfairly against either party, the court would be in a position to waive them. Due to the many advantages and the corresponding lack of disadvantages such legislation would confer, it is strongly urged that a set of procedural disclosure rules be statutorily enacted. |
Il n’existe pas, au Canada, d’ensemble complet et codifié de règles de divulgation pour la défense. Ces règles existent plutôt sous forme sporadique, certaines étant prévues par la loi, d’autres par la common law et d’autres encore sont utilisées par opportunisme. Tout comme la Couronne, la défense doit communiquer pendant l’enquête, et avant et pendant le procès. Bien que la divulgation par la défense semble contraire au droit au silence de l’accusé et à son droit de présenter une défense pleine et entière, on fait valoir le fait que ces droits ne sont pas absolus. Ils doivent notamment être évalués par rapport aux principes de la Charte. L’accusé maintient d’ailleurs rarement son droit au silence jusqu’aux dernières étapes du procès pour ensuite poser « une embuscade » à la Couronne. Cette démarche de défense, considérée comme un avantage stratégique, va fondamentalement à l’encontre du principe de l’impartialité et, en définitive, nuit à la recherche de la vérité. L’auteur examine les nombreux avantages que présente la codification des règles de procédure. Un énoncé clair sur l’obligation de divulguer éviterait notamment les longs débats sur les règles de divulgation et aboutirait en définitive à une résolution plus rapide du véritable problème. De plus, si l’application de ces règles venait à nuire à une des parties, la cour pourrait alors y renoncer. En raison des nombreux avantages et du manque correspondant d’inconvénients qu’une telle législation conférerait, l’adoption de règles de procédure relatives à la divulgation est fortement conseillée. |
Charter Roadblocks to Defence Disclosure (2002) 40 Alta. L. Rev. pp. 701-716 M. Anne Stalker Professor, Faculty of Law, University of Calgary |
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This article examines the issue of compelled defence disclosure in light of the framework for discovery set out in Stinchcombe v. The Queen and s. 7 of the Charter. The author contends that the introduction of compelled defence disclosure into the Canadian criminal law system would be inappropriate given the current s. 7 Charter analysis. The principles of Crown disclosure gleaned from Stinchcombe and current rationales for imposing obligations of disclosure on the defence are reviewed. The impact upon the accused's right to silence, right to make full answer and defence, and the right against self-incrimination, is used to illustrate the inadequacies of the current justifications for compelled defence disclosure. The author concludes that while incremental expansion of particular existing defence obligations to disclose may be appropriate, it appears that the constitutional barriers to implementing full reciprocal defence disclosure in Canada are complete and just. |
Cet article examine la question de l’obligation de divulguer par la défense à la lumière de la démarche de la communication préalable, établie dans l’affaire Stinchcombe c. La Reine et l’article 7 de la Charte. L’auteur estime que, compte tenu de l’analyse actuelle de l’article 7 de la Charte, il ne serait pas approprié d’introduire la divulgation obligatoire de la part de la défense dans le système de droit criminel canadien. On y revoit les principes de la divulgation par la Couronne provenant de l’affaire Stinchcombe et des motifs actuels imposant la communication par la défense. Les conséquences de cette divulgation sur le droit au silence de l’accusé, sur son droit de présenter une défense pleine et entière et sur son droit de ne pas s’incriminer servent à illustrer les faiblesses des motifs actuels de cette obligation. L’auteur conclut que bien qu’un élargissement progressif de certaines obligations de divulgation actuelles de la défense soit indiqué, il semble que les obstacles constitutionnels à la mise en œuvre d’une pleine divulgation réciproque de la défense au Canada sont entiers et justes. |
The Devil is in the Disclosure: The Role of R. v. Stinchcombe in Establishing Appropriate Disclosure Rules for Administrative Tribunals (2002) 40 Alta. L. Rev. pp. 717-742 Alice Woolley Heenan Blaikie LLP, Calgary Alberta |
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This article examines disclosure rules for administrative tribunals in light of the decision of the Supreme Court of Canada in R. v. Stinchcombe. The pre- and post-Stinchcombe administrative law cases relating to document disclosure are discussed with a view to determining the effect that Stinchcombe has had on the administrative process. It is argued that Stinchcombe has had a significant impact on judicial and legislative opinions regarding the importance of document disclosure on procedural fairness in administrative decision- making. However, the application of Stinchcombe in administrative law cases has been neither complete nor unanimous. The appropriateness of the principles of Stinchcombe in the context of proceedings before an administrative tribunal are discussed with specific regard to proceedings before the Alberta Energy and Utilities Board. |
L’auteur de cet article examine les règles de divulgation des tribunaux administratifs à la lumière de la décision de la Cour suprême du Canada dans l’affaire R. c. Stinchcombe. Les cas de jurisprudence avant et après l’affaire Stinchcombe relatifs à la communication de documents y sont discutés dans le but de déterminer l’incidence de l’affaire Stinchcombe sur la procédure administrative. On estime que l’affaire Stinchcombe a eu un impact considérable sur les avis judiciaires et législatifs en ce qui concerne l’importance de communiquer pour assurer l’impartialité des décisions administratives. Cependant, la jurisprudence du droit administratif n’a pas appliqué l’affaire Stinchcombe ni entièrement ni à l’unanimité. La pertinence des principes de l’affaire Stinchcombe dans le contexte des poursuites devant un tribunal administratif y est discutée et une attention spéciale est accordée aux poursuites devant la Alberta Energy and Utilities Board. |
VOLUME 40, NUMBER 4 (APRIL 2003) pp. 767-1070 ARTICLE ABSTRACTS |
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The Judicial Resolution of Church Property Disputes: Canadian and American Models (2003) 40 Alta. L. Rev. pp. 767-816 Alvin J. Esau Professor of Law, University of Manitoba |
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This article examines the jurisprudence on church property entitlements in the context of membership disputes at Hutterite colonies. The author explores the approaches that Canadian and American courts have taken in dealing with competing claims to church assets held in trust for the use of the members. When faced with allocation issues, Canadian courts have focused on the terms of the trust to determine which faction of the religious association most closely falls within the scope of the trust. By way of contrast, American courts have been more conscious about the separation of church and state and have employed the following models for adjudicating church property disputes: (1) polity-deference, (2) neutral-principles, and (3) the abstention model. The author concludes that the gap between the Canadian and American approaches is not as wide as it may initially appear. |
Cet article examine la jurisprudence relative aux droits à la propriété de l’Église dans le contexte des conflits de membership dans les colonies huttérites. L’auteur explore les démarches que les cours canadiennes et américaines ont adoptées pour régler les nombreuses réclamations à l’égard de propriétés que l’Église a en fiducie pour l’utilisation de ses membres. Confrontées à des questions d’adjudication, les cours canadiennes se sont concentrées sur les conditions de la fiducie pour déterminer la faction de l’association religieuse qui correspondait le mieux à la portée de la fiducie. Les cours américaines ont au contraire été plus conscientes de la séparation entre l’État et l’Église et ont utilisé les modèles suivants pour régler les conflits de propriété de l’Église: (1) déférence politique, (2) principes de neutralité, et (3) l’abstention. L’auteur conclut que l’écart entre les démarches canadiennes et américaines n’est pas aussi grand qu’il peut sembler à prime abord. |
Necessity and Death: Lessons from Latimer and the Case of the Conjoined Twins (2003) 40 Alta. L. Rev. pp. 817-840 Gary T. Trotter Faculty of Law, Queen’s University |
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The availability of the defence of necessity in cases of homicide is a complex issue in both Canadian and British jurisprudence. This article examines the divergent judicial and academic views and argues that, while necessity may be available for certain kinds of homicide, it should be rejected as a legitimate defence to intentional killings. The author looks closely at two recent cases in which the question arose as to whether or not killing a human being is ever justifiable or excusable on the basis of necessity: the Canadian case of R. v. Latimer and the British case of Re A (Children). The author argues that the approach of the Latimer court is preferable, advancing this position from a number of angles. Underlying rationales for the defence of necessity in Anglo-Canadian jurisprudence are examined, as well as the conceptually similar defence of duress, both at common law and in s. 17 of the Criminal Code. Both of these points are reinforced and analyzed via a discusion of the sanctity-of-life principle in Canadian criminal law. The article makes clear the essential nature of the issues raised in both Latimer and Re A (Children), as they engage fundamental questions of value for our society. |
La disponibilité de l’excuse de nécessité dans les affaires d’homicide est une question complexe dans le droit canadien et britannique. Cet article examine les opinions judiciaires et académiques divergentes et fait valoir le fait que, bien que la nécessité existe pour certains genres d’homicides, elle devrait être rejetée en tant que défense légitime pour les homicides intentionnels. L’auteur examine deux affaires récentes pour lesquelles la question a été soulevée, à savoir si l’homicide d’une personne peut être justifiée ou excusable sur la base de la nécessité. Il s’agit de l’affaire canadienne de R. c. Latimer et l’affaire britannique de Re A (Children). L’auteur fait valoir que la démarche de la cour dans l’affaire Latimer est préférable, invoquant cette position à partir d’un certain nombre de points de vue. Les raisonnements sous-jacents pour l’excuse de nécessité dans le droit anglo-canadien y sont étudiés tout comme la défense semblable au point de vue conceptuel de contrainte, autant dans la common law qu’à l’article 17 du Code criminel. Ces deux points sont renforcés et analysés au moyen d’une discussion sur le caractère sacré de la vie dans le droit criminel canadien. Cet article jette la lumière sur la nature essentielle des questions soulevées dans les causes Latimer et Re A (Children), étant donné qu’elles touchent des questions de valeur fondamentales pour notre société. |
Loyalty and Distinctiveness: A New Approach to the Crown’s Fiduciary Duty Toward Aboriginal Peoples (2003) 40 Alta. L. Rev. pp. 841-866 Michael Coyle Assistant Professor, Faculty of Law, University of Western Ontario |
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As a tool to protect the distinctive elements of Aboriginal cultures, the Supreme Court's current approach to s. 35 of the Charter has significant limitations. The judgments of the majority and of the minority in R. v. Mitchell illustrate these limitations, but also hint at the possibility of a fuller, more coherent protection of Aboriginal rights. This article argues that the Court should recognize that the Crown has a fiduciary duty to negotiate in good faith a “protected space” for those Aboriginal institutions necessary for cultural survival. |
En tant qu’outil de protection d’éléments distincts des cultures autochtones, la démarche actuelle de la Cour suprême à l’égard de l’article 35 de la Charte présente de sérieuses limitations. Les jugements de la majorité et de la minorité dans l’affaire R. c. Mitchell illustrent ces limitations tout en faisant référence à une protection plus grande et plus cohérente des droits des autochtones. Cet article fait valoir le fait que la Cour devrait reconnaître que la Couronne a le devoir fiduciaire de négocier en toute bonne foi un espace protégé pour les institutions autochtones qui sont nécessaires à la survie de la culture. |
Hard Choices and Soft Law: Ethical Codes, Policy Guidelines and the Role of the Courts in Regulating Government (2003) Alta. L. Rev. pp. 867-894 Lorne Sossin Associate Professor, Faculty of Law, University of Toronto and Charles W. Smith Ph.D. Candidate, Department of Political Science, York University |
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The authors examine a number of examples of “soft law”: written and unwritten instruments and influences which shape administrative decision-making. Rather than rendering bureaucratic processes more transparent and cohesive, or fostering greater accountability and consistency among decision-makers, “soft law” in this context frequently reinforces artificial divisions. Moreover, it insulates decisions and decision-makers from the kinds of critical inquiry typically associated with “hard law.” If it is to realize its potential as a bridge between law and policy, and lend meaning to core principles — like fairness and reliability — soft law ought to be subjected to similarly critical consideration. The authors maintain that doing so allows one to preserve soft law’s promise of flexibility. Moreover, one avoids falling prey to the misleading dichotomies soft law tends to bolster in the absence of critical administrative, political, and judicial scrutiny. |
Les auteurs examinent un certain nombre d’exemples de «directives n’ayant pas de caractère obligatoire»: instruments écrits et non écrits et autres facteurs qui servent à la prise de décision administrative. Au lieu de rendre les procédés bureaucratiques plus transparents et plus cohésifs, ou d’encourager une responsabilisation et cohésion entre les décideurs, dans ce contexte, ces directives renforcent souvent les divisions artificielles. De plus, elles isolent les décisions et les décideurs des genres d’enquêtes critiques que l’on associe habituellement à la «règle absolue». Pour réaliser leur potentiel de faire le pont entre la loi et la politique et d’apporter un sens aux principes de base comme l’équité et la fiabilité, ces directives doivent faire l’objet de beaucoup de critiques semblables. Les auteurs estiment qu’en ce faisant, on préserve la souplesse de ces directives. De plus, on évite de tomber dans le piège des dichotomies fallacieuses que ces directives ont tendance à hausser en l’absence d’une évaluation critique administrative, politique et judiciaire. |
Preventing an Agunah Crisis in the Wake of the World Trade Center Disaster by Establishing Death Through Various Forms of Evidence (2003) Alta. L. Rev. pp. 895-916 Leora Nathan J.D. Candidate, Benjamin N. Cardozo School of Law, Yeshiva University, 2003; B.A. (cum laude) Barnard College, Columbia University |
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According to Jewish law, specific evidence confirming the death of a man is needed before his widow is able to remarry. In situations such as the attacks on the World Trade Center, where many victims could not be identified on the basis of their remains alone, evidence traditionally tendered to establish death was largely unavailable. This meant that a relaxation of some of the more stringent requirements for proof of death was required, and that some additional, novel categories of evidence had to be considered in establishing death. DNA fingerprinting and dental records are among the evidence that rabbis now consider to have some probative value in establishing death. In addition, telephone calls made and e-mails sent by the victims just prior to the attacks could be used as proof of presence within the towers. When considered in conjunction with assessments of the probability of escape from a given location within the towers, this evidence is given greater weight. The combination of traditional identification signs, processes and principles of proving death and the more recently acceptable methods has the effect of decreasing the waiting period before which a Jewish woman can conclude that her husband has perished, and can thus effectively bring some closure to a tragic circumstance. |
Dans le droit juif, il faut des preuves confirmant la mort d’un homme avant que sa veuve ne puisse se remarier. Dans des cas comme les attaques contre le World Trade Center où un grand nombre de victimes n’a pu être identifié uniquement à partir des restes humains, les preuves traditionnelles n’étaient souvent pas disponibles. Il a donc fallu relaxer les exigences les plus strictes relatives aux preuves de décès et tenir compte des nouvelles catégories additionnelles de preuves. C’est ainsi que les rabbins reconnaissent maintenant les tests d’identification par le code génétique et les fiches dentaires comme identification de décès. En outre, les appels et les courriels des victimes juste avant les attaques ont servi à prouver qu’elles se trouvaient effectivement dans les tours. Si l’on considère les maigres chances de s’en tirer vivants, compte tenu de l’emplacement des tours, ces preuves prennent alors une plus grande importance. La combinaison des signes d’identification, des processus et des principes traditionnels prouvant le décès et les méthodes que l’on considère dorénavant comme acceptables a eu pour effet de réduire la période d’attente avant qu’une femme juive ne puisse établir que son mari est effectivement mort et passer outre cette circonstance tragique. |
Crafting Youth Sentences: The Roles of Rehabilitation, Proportionality, Restraint, Restorative Justice, and Race Under the Youth Criminal Justice Act (2003) Alta. L. Rev. pp. 943-964 Sanjeev Anand Associate Professor, Faculty of Law, University of Alberta |
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The author examines the scope and direction of legislative guidance in assessing youth sentences under the Youth Criminal Justice Act. It is contended that the Act does not support a reduction in otherwise proportional youth sentences on the basis of rehabilitative concerns. Proportionality of sentences is a primary concern, but considerations such as restraint, rehabilitation, and restorative justice may affect a sentence's conditions or form. The Youth Criminal Justice Act contains clear direction to limit the over-use of custody for youth. Aboriginal offenders are subject to a different methodology for determining sentences, with proportionality considered one of many concerns, rather than the principal one as it is for non-Aboriginal offenders. The author suggests that the judiciary will determine whether the Act's provisions will succeed in altering youth sentencing patterns, and that those efforts may be hindered by a lack of alternatives if provincial and federal governments do not invest in non-custodial sentencing options. |
L’auteur examine la portée et la direction de l’orientation législative relativement aux peines accordées aux jeunes en vertu de la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents. On prétend que la Loi ne va pas dans le sens d’une réduction autrement proportionnelle du nombre de peines pour les jeunes sur la base de questions de réadaptation. La question de la proportionnalité de la peine représente une préoccupation fondamentale, mais les considérations relatives au confinement, à la réadaptation et la justice réparatrice peuvent avoir une incidence sur les conditions ou la forme de la peine. La Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents contient des indications claires visant à limiter la sur-utilisation du placement sous garde des adolescents. Les délinquants autochtones font l’objet d’une méthodologie différente quand il s’agit de déterminer la peine, la proportionnalité étant uniquement un des aspects considérés alors qu’il s’agit du principal aspect considéré dans le cas de délinquants non autochtones. L’auteur suggère que le système judiciaire détermine si les dispositions de la Loi permettront de modifier les modèles de peine pour les adolescents et que ces efforts risquent de souffrir du manque de solutions de rechange si les gouvernements provinciaux ou fédéraux n’investissent pas dans les options de sentences sans placement sous garde. |
The Role of Crime Victims Under the Youth Criminal Justice Act (2003) Alta. L. Rev. pp. 965-990 Kent Roach Professor of Law, University of Toronto |
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The author analyzes the role of victim involvement in extrajudicial and judicial measures under the Youth Criminal Justice Act, and the overall direction of victim involvement and its possible impact on the development of youth justice. Unlike the Young Offenders Act, victim concerns are specifically recognized throughout the Youth Criminal Justice Act. With respect to judicial measures, reparation should be interpreted broadly to include young offenders’ genuine attempts to make good the harms they have caused. The concept of reparation should provide an equal opportunity to pay the costs of crime. With respect to extrajudicial measures, the role of victims is difficult to assess. The author encourages greater utilization of family conferences, as this extrajudicial measure has enjoyed success in New Zealand in reducing youth imprisonment and producing significant levels of victim satisfaction. Victims may well play an increased role under the Youth Criminal Justice Act, but the actual effect of both punitive and non-punitive forms of victim involvement will depend on how the new Act is administered. |
L’auteur analyse le rôle de la participation de la victime dans les mesures extrajudiciaires et judiciaires en vertu de la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents et l’impact général de la participation de la victime et l’incidence éventuelle sur le développement de la justice pour les jeunes. Contrairement à la Loi sur les jeunes contrevenants, les inquiétudes des victimes sont reconnues dans la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents. En ce qui concerne les mesures judiciaires, la réparation doit être interprétée au sens large et inclure les véritables tentatives des jeunes délinquants à réparer leur faute. La notion de réparation devrait aussi inclure le remboursement des coûts relatifs au crime. En ce qui concerne les mesures extrajudiciaires, il est difficile d’évaluer le rôle des victimes. L’auteur encourage une plus grande utilisation des conférences de famille. Cette mesure extrajudiciaire connaît un certain succès en Nouvelle-Zélande et a permis de réduire la détention des jeunes et d’obtenir des niveaux de satisfaction considérables chez les victimes. Ces dernières pourraient alors jouer un rôle plus grand en vertu de la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents, mais l’effet réel des formes punitives et non punitives de la participation de la victime dépendra de la manière que la nouvelle loi est administrée. |
Diversion, Conferencing, and Extrajudicial Measures for Adolescent Offenders (2003) Alta. L. Rev. pp. 991-1028 Nicholas Bala Professor, Faculty of Law, Queen’s University |
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In responding to youth crime, Canada makes disproportionate use of courts and custodial sentences, while other countries divert more youth from the formal justice system and make greater use of community-based responses. This article surveys diversion from the youth courts under the different youth justice regimes that have existed in Canada, including informal and formal screening, police and Crown cautions, and use of youth justice committees and conferencing. The newly enacted Youth Criminal Justice Act is intended to encourage greater use of these diversionary “extrajudicial measures,” and more use of a “restorative justice” approach to cases. A major limitation is that these provisions are permissive, and create no new legal rights for youths and impose no new obligations on governments. It will be up to provincial governments to decide whether to allow police, prosecutors and local program operators to actually implement these provisions. Further, depending on how these provisions are implemented, there are legitimate concerns about the potential for these informal responses to abuse the rights of youths or ignore the needs of victims. There should be both monitoring of the implementation of these provisions and research to determine how effective they are at reducing offending, and meeting the needs of victims, offenders and communities. |
Dans le domaine de la criminalité chez les jeunes, le Canada fait un usage disproportionné des tribunaux et des sentences de garde, alors que d’autres pays dirigent plutôt la jeunesse vers les programmes communautaires au lieu des tribunaux. Cet article porte sur cette démarche sous les divers régimes de justice qui ont existé au Canada, y compris la sélection officielle et non officielle, la prudence de la police et de la Couronne et le recours aux comités et conférences sur la justice pour les adolescents. Le but de la nouvelle Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents consiste à encourager une plus grande utilisation des mesures extrajudiciaires et un plus grand recours à la «justice réparatrice» à l’égard de ces infractions. Le fait que ces dispositions sont permissives et ne créent pas de nouveaux droits légaux pour les jeunes sans imposer de nouvelles obligations aux gouvernements représente une importante limitation. Il incombera aux gouvernements provinciaux de décider dans quelle mesure il faut permettre à la police, aux procureurs et aux exploitants de programmes locaux de vraiment exécuter ces dispositions. De plus, dépendant de la manière dans laquelle ces dispositions sont exécutées, il y a lieu de s’inquiéter de la mesure dans laquelle les réponses officieuses représentent un abus des droits des jeunes ou ignorent les besoins des victimes. Ces dispositions devraient faire l’objet d’un suivi et d’une recherche quant à leur efficacité à réduire les infractions et à répondre aux besoins des victimes, des délinquants et des communautés. |
The Role of Counsel in the Youth Criminal Justice Act (2003) Alta. L. Rev. pp. 1029-1040 Larry C. Wilson Professor, Faculty of Law, University of Windsor |
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The proper role of counsel in youth court has always been somewhat uncertain. Historically, there was resistance to the idea of active participation by counsel. This began to change with the introduction of the Young Offenders Act, and the process continues with the Youth Criminal Justice Act. Counsel are under a legislated and ethical duty to take instructions from their clients and advocate on their behalf in the same fashion as with adult clients. However, the Youth Criminal Justice Act does not address two fundamental issues: 1) who pays for the provision of legal services; and 2) from whom does counsel receive instructions. These unanswered questions, and the complex nature of the legislation, further complicate the role of counsel in youth court. |
Le bon rôle du conseiller juridique dans le contexte des tribunaux pour la jeunesse a toujours été quelque peu floue. Traditionnellement, il y a eu de la résistance à l’idée de la participation active de la part d’un conseiller juridique. La situation a commencé à changer avec l’adoption de la Loi sur les jeunes contrevenants et le processus se maintient avec la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents. Les conseillers juridiques ont le devoir légal et éthique de suivre les instructions de leurs clients et de les représenter tout comme les clients adultes. Cependant, la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents ne tient pas compte de deux questions fondamentales: 1) qui doit payer pour la prestation des services juridiques et 2) de qui le conseiller doit-il suivre les instructions? Ces questions sans réponses et la nature complexe de la loi compliquent davantage le rôle des conseillers juridiques des tribunaux pour les jeunes. |
Toward Animal Liberation? The New Anti-Cruelty Provisions in Canada and Their Impact on the Status of Animals (2003) Alta. L. Rev. pp. 1041-1056 Lyne Létourneau Research Professor, Department of Animal Sciences, Laval University |
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There has been a progressive change in western philosophical thought regarding animals. While animals were once regarded as objects, valuable solely in relation to their use to humans, there is now a substantial movement to recognize animals as inherently valuable and deserving of the same moral status as humans. This change in attitude is not reflected in amendments to the Criminal Code anti-cruelty provisions. The new provisions recognize that animals have the capacity to feel pain. However, the provisions do not protect animals independently of the benefits that animals provide to humans. Still categorized as property, animals do not share the moral status of humans. Further, under the new provisions, animals do not have legal rights. Therefore, despite changes in the law regarding animals, no animal liberation is taking place. |
La philosophie occidentale à l’égard des animaux a évolué de manière progressive. Alors que l’on considérait jadis les animaux comme des objets, ayant une valeur uniquement dans la mesure où ils étaient utiles aux humains, il existe de nos jours un important mouvement qui vise à reconnaître leur valeur inhérente et à leur accorder le même droit moral que les humains. Toutefois les amendements aux dispositions anti-cruauté du Code criminel ne reflètent pas ce changement d’attitude. Les nouvelles dispositions reconnaissent que les animaux peuvent souffrir. Cependant ces dispositions ne protègent pas les animaux autrement que pour les bénéfices qu’ils procurent aux humains. Ils sont toujours considérés comme une propriété et ne jouissent pas du même droit moral que les humains. De plus, en vertu de ces nouvelles dispositions, les animaux n’ont pas de droits légaux. C’est pour cette raison qu’il n’y a pas de véritable mouvement de libération des animaux et ce, malgré les changements à la loi. |
Animals and Political Community: Preliminary Reflections Prompted by Bill C-10 (2003) Alta. L. Rev. pp. 1057-1070 F.C. DeCoste Professor, Faculty of Law, University of Alberta |
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The author examines the proper place of animals in the political morality of law and politics. He reconstructs the political morality of the law of animals in liberal states, and characterizes the effect, if any, of Bill C-10 on that morality. He suggests that animal welfarist and rights views are mistaken when assessed against the requirements of liberal personal and political morality. He concludes that the changes contemplated in Bill C-10 are destructive in their approach to liberal political morality, and of the proper stature of animals in our moral imaginations. |
L’auteur examine la place correcte que les animaux devraient occuper dans la moralité politique du droit et de la politique. Il reconstruit la moralité politique du droit des animaux dans les États libéraux et caractérise les effets, s’il y a lieu, du projet de loi C-10 sur cette moralité. Il suggère que les adeptes du bien-être et des droits des animaux se trompent lorsque leurs opinions sont comparées à la moralité libérale personnelle et politique. Il prévient que les changements préconisés dans le projet de loi C-10 sont destructifs dans leur démarche à l’égard de la moralité politique libérale et à la place que les animaux devraient occuper dans notre imagination morale. |