VOLUME 43, NUMBER 1 (JULY 2004) PETROLEUM LAW EDITION — pp. 1-286 ARTICLE ABSTRACTS |
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Liability of Reporting Issuers, Directors, Management and Reserves Engineers for Reserves Report Errors (2005) 43 Alta. L. Rev. pp. 1-30 Dallas L. Droppo, Q.C. and Britta Wagner Barristers and Solicitors, Blake, Cassels & Graydon LLP, Calgary, Alberta |
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Who is liable for errors in oil and gas reserves reports and to whom? In the wake of newly adopted reserves reporting requirements, the question of liability deserves critical examination. What are the responsibilities imposed by the new reserves reporting instrument called National Instrument 51-101? What is the potential scope of liability faced by reporting issuers, their directors and senior management and the independent reserves evaluators and auditors who are appointed to evaluate reserves data? How do reserves reporting requirements fit into the statutory framework for public disclosure generally? What strategies can be adopted to limit liability and will they be effective? These and other questions are examined in this article. |
Qui est responsable des erreurs commises dans les rapports sur les réserves de pétrole et de gaz naturel, et envers qui? Dans la foulée des nouvelles exigences adoptées en matière de rapports sur les réserves, la question de la responsabilité mérite un examen approfondi. Quelles sont les responsabilités imposées par le nouvel instrument de rapport appelé Instrument national 51-101? Quel est le champ de responsabilité éventuel de ceux qui présentent les rapports, des directeurs et des membres de la haute direction ainsi que des évaluateurs et vérificateurs indépendants nommés pour évaluer les données des réserves? De quelle manière ces exigences conviennent-elles au cadre statutaire des réserves en général? Quelles sont les stratégies que l’on peut adopter pour limiter la responsabilité, et seront-elles efficaces? Ces questions et d'autres sont examinés dans cet article. |
A Gathering Storm: Water Conflict in Alberta (2005) 43 Alta. L. Rev. pp. 31-50 Randall W. Block Partner, Borden Ladner Gervais LLP and Joel Forrest Legal Counsel, Power and Regulatory Law, TransCanada PipeLines Limited |
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This article explores water conflict in Alberta. It discusses new allocation requirements, legislative issues with the relatively new Water Act and the general legal backdrop to water conflict. There is then a focus on recent examples where legal entitlement was raised, but not definitely resolved. |
Cet article explore les litiges relatifs aux eaux en Alberta. Il porte aussi sur les nouvelles exigences d’allocation, les questions législatives entourant la relativement nouvelle Water Act et la toile de fond juridique générale des litiges sur les eaux. Puis, on cible aussi les récents exemples où le droit légal a surgi, sans toutefois avoir été réglé de manière définitive. |
Liquefied Natural Gas Development: Overview and the Growth of Future Gas Supply for the North American Market (2005) 43 Alta. L. Rev. pp. 51-88 Michael J. Black Partner, Heenan Blaikie LLP, Calgary, Alberta Peter A. Bryan Legal Counsel, TransCanada PipeLines Limited, Calgary, Alberta and Jeffrey D. Scobie General Counsel, Qatar Petroleum, Doha, Qatar |
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The business of liquefied natural gas (LNG) has very quickly become a topical and important energy concern. While the liquefication process has been developed and refined for a number of decades and importation of LNG is an accepted practice in the Middle East, Japan, Korea and parts of Europe, it is a relatively new source of supply in North America. However, increased North American demand for natural gas, coupled with diminishing production from accessible basins in Western Canada and the reduced costs and efficiencies of ships, liquefaction plants and storage terminals, have rendered LNG a viable and price competitive supply alternative. The LNG industry provides unique challenges to producers, regulators, consumers and stakeholders. Producers must not only negotiate development, joint venture and sale and purchase agreements, but also arrange for shipping and transportation and terminal services agreements. In North America, while regulators have divided jurisdiction over LNG terminal facilities on the basis of the location of the facility, the stage of production and the degree of integration with related infrastructure, they also appear to be encouraging further development by facilitating regulatory approval. As the Fairwinds and Qatar Petroleum projects demonstrate, the evolution of the LNG industry is dependent upon a delicate collaboration of governments, regulators, producers, financiers, consumers and stakeholders. |
Le secteur du gaz naturel liquéfié (GNL) est rapidement devenu une préoccupation énergétique importante et d’actualité. Bien que le processus de liquéfaction et de raffinage ait été mis au point il y a des dizaines d’années et que l’importation de GNL soit une pratique accepté au Proche-Orient, au Japon, en Corée et dans des régions en Europe, il représente une source d’approvisionnement nouvelle en Amérique du Nord. Cependant, la demande nord-américaine de gaz naturel, alliée à une production réduite des bassins accessibles dans l’ouest du Canada et les coûts réduits et économies réalisées par le transport en bateau, les usines de liquéfaction et les terminaux d’entreposage ont fait du GNL une alternative d’approvisionnement viable à un coût concurrentiel. Le secteur du GNL fournit des occasions uniques pour les producteurs, les organismes de réglementation, les consommateurs et les intervenants. Les producteurs ne doivent pas seulement négocier la mise en valeur, les projets conjoints, la vente et l’achat d’ententes, ils doivent aussi s’occuper de l’expédition et du transport ainsi que des ententes de services de terminaux. En Amérique du Nord, alors que les organismes de réglementation ont des compétences partagées en matière d’installations de terminaux de GNL selon l’emplacement des installations, l’étape de production et le degré d’intégration dans l’infrastructure connexe, ils semblent aussi encourager d’autres développements en facilitant l’approbation réglementaire. Comme le prouvent les projets pétroliers Fairwinds et du Qatar, l’évolution du secteur du GNL est tributaire de la délicate collaboration des gouvernements, des organismes de réglementation, des producteurs, des financiers, des consommateurs et des intervenants. |
Recent Developments in Surface Rights Law — Pipeline Right-of-Way Compensation — Annual Payments and Injurious Affection — Federal and Alberta Developments (2005) 43 Alta. L. Rev. pp. 89-128 Lars Olthafer P.Eng., LL.B., Partner, Fraser Milner Casgrain LLP |
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Landowners have recently advanced novel claims for right-of-way compensation in connection with both federally and provincially regulated pipelines. The compensation paid for the acquisition of pipeline rights-of-way in Canada has typically been, with some notable exceptions, in the form of one-time payments for the value of the interest in land acquired, and any injurious affection to the remaining lands of the owner. However, relying on the precedents established by a few pipeline companies and the provisions for annual or periodic compensation under the Alberta Surface Rights Act and the National Energy Board Act, landowners have attempted to secure compensation awards in the form of rental payments, the present value of which is several times greater than the compensation historically payable as a lump sum. This article examines two recent court decisions — the Alberta Court of Queen’s Bench decision in Zubick v. Corridor Pipeline Limited and the Federal Court of Appeal’s ruling in Balisky v. Canada (Minister of Natural Resources) — as well as a group of National Energy Board Act Pipeline Arbitration Committee awards in Alberta, and discusses their impact on pipeline rights-of-way compensation. |
Les propriétaires fonciers viennent de faire de nouvelles demandes d’indemnisation d’emprises relativement aux pipelines régis par les gouvernements fédéral et provinciaux. L’indemnisation versée au Canada pour l’acquisition d’emprises, hormis quelques exceptions notoires, se fait sous la forme de paiements uniques correspondant à la valeur de la terre acquise et de tout effet préjudiciable au reste de la terre du propriétaire. Cependant, se fient aux précédents établis par quelques compagnies de pipelines et aux dispositions des indemnités annuelles et périodiques en vertu de la Surface Rights Act de l’Alberta et de la Loi sur l’Office national de l’énergie, des propriétaires ont essayé d’obtenir des indemnités sous forme de loyers, dont la valeur actuelle représente plusieurs fois l’indemnité versée traditionnellement sous forme de somme forfaitaire. Cet article examine deux récentes décisions, notamment celle de la Cour du banc de la Reine de l’Alberta dans Zubick v. Corridor Pipeline Limited et celle de la Cour d’appel fédérale dans Balisky c. Canada (Ministre des Ressources naturelles) ainsi que les dommages intérêts accordés en Alberta par un comité d’arbitrage en vertu de la Loi sur l’Office national de l’énergie, et étudie leurs incidences sur l’indemnisation d’emprises. |
Aboriginal Impact and Benefit Agreements: Practical Considerations (2005) 43 Alta. L. Rev. pp. 129-158 Sandra Gogal Partner, McInnes Cooper, St. John’s, Newfoundland Richard Riegert Shell Canada Limited, Calgary, Alberta and JoAnn Jamieson Barrister & Solicitor |
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Resource development on Aboriginal lands requires consultation with Aboriginal peoples and subsequently the negotiation of Impact Benefit Agreements (IBAs). Case law in the area is rapidly emerging and standards for industry have been increased. Similarly, the application of land claim agreements, agreements in principle and a variety of provincial and federal legislation creates a complex web of considerations for negotiating IBAs. Drawing on industry experience and existing jurisprudence, what follows is an explanation of: why IBAs need to be negotiated by developers; information on key and contentious elements; critical planning considerations; and guidance for navigating this complex and uncertain territory with a view to creating mutually beneficial commercial relationships. |
La mise en valeur de ressources sur des terres autochtones exige la consultation des peuples autochtones puis la négociation d’une Entente sur les répercussions et les avantages. La jurisprudence dans ce domaine évolue rapidement et les normes de l’industrie ont été rehaussées. De même, les accords sur les revendications territoriales, les ententes de principe et nombre de lois provinciales et fédérales créent un réseau complexe de considérations pour la négociation d’une telle Entente. S’inspirant de l’expérience de l’industrie et de la jurisprudence existante, ce qui suit est une explication de la raison pour laquelle les promoteurs de projet doivent négocier les Ententes sur les répercussions et les avantages et des considérations de planification critique. L’article donne aussi une orientation pour naviguer sur ce territoire complexe et incertain dans le but de nouer des relations commerciales mutuellement bénéfiques. |
Bill C-45 and the Canadian Petroleum Industry (2005) 43 Alta. L. Rev. pp. 159-182 Norm Keith Partner, Gowling Lafleur Henderson LLP, Toronto, Ontario and James Ferguson Partner, Gowling Lafleur Henderson LLP, Calgary, Alberta |
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This article examines Bill C-45 and its possible impact on the Canadian Petroleum Industry. Bill C-45, An Act to amend the Criminal Code, establishes a new occupational health and safety (OHS) duty in the Criminal Code. If the duty is breached, either by individuals or organizations, it may result in a criminal charge of occupational health and safety criminal negligence. Bill C-45 also changes the means by which organizations, including corporations, are held liable for offences under the Criminal Code. The “identification theory” of corporate criminal liability has now been replaced by two provisions in the Criminal Code to address the criminal liability of organizations. The first provision, which deals with offences such as the new OHS criminal negligence offence, requires proof of negligence. The second deals with a more classic objective fault element or mens rea. The Canadian petroleum industry, especially in Alberta, has often relied upon outsourcing, contract provisions and structuring of relationships to minimize OHS legal liability under applicable OHS statutes. However, there is no legal basis to contract out of the Criminal Code. It is more important than ever to emphasize proper contract language, indemnity provisions and OHS management systems. |
Cet article porte sur le projet de loi C-45 et ses incidences éventuelles sur le secteur pétrolier canadien. Le projet de loi C-45, Loi modifiant le Code criminel, établit une nouvelle obligation des services d’hygiène du travail (SHT) dans le Code criminel. Une infraction de l’obligation, par une personne ou un organisme, peut entraîner des accusations au pénal pour négligence criminelle des services d’hygiène du travail. Le projet de loi C-45 modifie aussi les moyens par lesquels les organismes, incluant les personnes morales, peuvent être tenues responsables d’infractions du Code criminel. La «théorie d’identification» de la responsabilité criminelle de personnes morales a été remplacée par deux dispositions dans le Code criminel portant sur la responsabilité criminelle de personnes morales. La première disposition qui traite d’infractions comme la nouvelle infraction criminelle des services d’hygiène du travail exige une preuve de négligence. La deuxième porte sur un élément de faute plus classique, notamment le mens rea (intention coupable). Le secteur pétrolier canadien, surtout en Alberta, a souvent fait appel à l’impartition, à des dispositions contractuelles et l’établissement de relations dans le but de réduire la responsabilité juridique des services d’hygiène du travail en vertu des lois pertinentes. Cependant, il n’y a pas de fondement juridique à l’impartition en vertu du Code criminel. Il est plus important que jamais de souligner un bon libellé de la convention, les dispositions d’indemnité et les systèmes de gestion de services d’hygiène du travail. |
Recent Regulatory and Legislative Developments of Interest to Oil and Gas Lawyers (2005) 43 Alta. L. Rev. pp. 183-228 Alan Harvie and Terrance M. Hughes Macleod Dixon LLP, Calgary, Alberta |
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This article identifies and outlines significant regulatory decisions, legislative changes and regulatory policy developments occurring from April 2003 through March 2004 that primarily affect the midstream and upstream oil and gas industry in Canada. It begins by reviewing major National Energy Board (NEB) decisions, including pipeline and powerline applications and recent toll and tariff rulings. The NEB portion of the article outlines important procedural issues, such as Appropriate Dispute Resolution, a new Filing Manual and pre-application meetings with staff members. The article emphasizes the significant impact that NEB decisions have on the Canadian energy industry. The authors also highlight applications in environmentally sensitive or urban areas, special well spacing requests and joint review panel decisions concerning oil sands projects. Directives and guidelines from Alberta Energy and Utilities Board concerning the gas over bitumen issue are mentioned. In addition, the authors examine a series of legislative developments that will impact the industry, including amendments to various statutes and regulations by the Canadian, Alberta and British Columbia governments. |
Cet article détermine et énonce les décisions réglementaires, les changements législatifs et les développements de politiques réglementaires importants qui se sont produits d’avril 2003 à mars 2004 touchant essentiellement les activités médianes et en amont du secteur pétrolier et gazier au Canada. Les auteurs commencent par revoir les décisions de l’Office national de l’énergie (ONE), incluant les demandes de pipelines et de lignes sous tension ainsi que les dernières décisions relatives aux droits et tarifs. La portion de l’article sur l’ONE décrit les grandes questions de procédure, comme les mécanismes appropriés de règlement de différends, un nouveau Guide de dépôt et des réunions avec les membres du personnel préalables à la demande. L’article souligne l’importance des décisions de l’ONE pour le secteur énergétique du Canada. Les auteurs mettent en évidence aussi les demandes en zones urbaines et en zones délicates sur le plan environnemental, des demandes spéciales d’espacement des puits et une commission mixte d’évaluation des décisions relatives aux projets des sables bitumineux. Des directives et lignes directrices du Alberta Energy and Utilities Board sur la question du gaz sur le bitume y sont mentionnées. De plus, les auteurs examinent les développements législatifs ayant une incidence sur ce secteur, incluant les amendements à diverses lois et règlements apportés par les gouvernements du Canada, de l’Alberta et de la Colombie-Britannique. |
Recent Judicial Decisions of Interest to Oil and Gas Lawyers (2005) 43 Alta. L. Rev. pp. 229-286 Don MacDiarmid Partner, Osler, Hoskin & Harcourt LLP, Calgary, Alberta Jo’Anne Strekaf Partner, Bennett Jones LLP, Calgary, Alberta and J.P. Pham Associate, Bennett Jones LLP, Calgary, Alberta |
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The purpose of this article is to provide a brief review of recent Canadian judicial decisions of interest to oil and gas lawyers. The authors have surveyed Canadian case law in various areas including contract, creditors’ rights, employment, royalties, split title, surface rights, environmental and taxation. |
Le but de cet article consiste à donner un bref aperçu des récentes décisions judiciaires canadiennes pouvant intéresser les avocats travaillant dans le secteur pétrolier et gazier. Les auteurs ont passé en revue la jurisprudence canadienne dans divers domaines dont les contrats, les droits des créanciers, l’emploi, les redevances, les titres divisés, les droits de surface, l’environnement et l’impôt. |
VOLUME 43, NUMBER 2 (OCTOBER 2005) pp. 287-548 ARTICLE ABSTRACTS |
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A Theory of Vicarious Liability (2005) 43 Alta. L. Rev. pp. 287-326 J.W. Neyers Assistant Professor of Law, University of Western Ontario |
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This article proposes a theory of vicarious liability which attempts to explain the central features and limitations of the doctrine. The main premise of the article is that the common law should continue to impose vicarious liability because it can co-exist with the current tort law regime that imposes liability for fault. The author lays out the central features of the doctrine of vicarious liability and examines why the leading rationales (such as control, compensation, deterrence, loss-spreading, enterprise liability and mixed policy) fail to explain or account for its doctrinal rules. The author offers an indemnity theory for vicarious liability and examines why the current rules of vicarious liability are limited in application to employer-employee relationships and do not extend further. It is proposed that the solution to the puzzle of vicarious liability rests within the contractual relationship between employer-employee and not the relationship between the employer and the tort victim. The proposed indemnity theory implies a contract term that indemnifies the employee for harms suffered in the course of his or her employment. Vicarious liability then follows from an application of the contractual concepts of subrogation and indemnity to the particular relationship between employee, employer and tort victim. Finally, the article discusses and attempts to resolve the possible criticisms that may follow the indemnity theory, including concerns that it is in conflict with leading decisions, including Lister v. Romford, Bazley v. Curry and Morgans v. Launchbury. |
Cet article propose une théorie de la responsabilité du fait d’autrui qui essaie d’expliquer les caractéristiques et les limitations centrales de la doctrine. La principale prémisse de cet article est que la « common law » doit continuer à imposer la responsabilité du fait d’autrui parce qu’elle peut coexister avec le régime actuel de la responsabilité délictuelle qui impose la responsabilité pour faute. L’auteur énonce les caractéristiques centrales de la doctrine de la responsabilité du fait d’autrui et examine les raisons pour lesquelles les principaux motifs (comme le contrôle, l’indemnisation, la dissuasion, l’étalement des pertes, la responsabilité d’entreprise et la police mixte) ne peuvent ni expliquer ni justifier les règles de cette doctrine. L’auteur propose une théorie des indemnités pour la responsabilité du fait d’autrui, et examine pourquoi les règles actuelles de cette responsabilité se limitent, dans leur exécution, aux relations employeur-employé, sans aller au-delà. On suggère que la solution à ce problème réside dans les relations contractuelles entre employeur et employé et non pas dans la relation qui existe entre l’employé et la victime de la faute. La théorie des indemnités suggérée implique une condition contractuelle qui indemniserait l’employé des torts subis pendant la durée de son emploi. La responsabilité du fait d’autrui découlerait alors de l’exécution de concepts contractuels, à savoir la subrogation et l’indemnité à l’égard de la relation spécifique entre l’employé, l’employeur et la victime de la faute. Enfin, l’article étudie et cherche à régler la critique éventuelle qui peut faire suite à la théorie des indemnités, incluant les préoccupations à l’effet qu’elle est en conflit avec les principales décisions, incluant Lister c. Romford, Bazley c. Curry et Morgans c. Launchbury. |
On the Legitimacy of Cross-Border Pharmacy (2005) 43 Alta. L. Rev. pp. 327-368 Simon R. Rabinovitch University of Toronto |
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Cross-border pharmacy sales of prescription drugs to U.S. patients by Canadian Internet pharmacies have generated significant controversy in the U.S. and Canada. Violative of U.S. legislation and Canadian professional codes of conduct, cross-border pharmacy has nonetheless flourished in response to strong demand and incomplete enforcement. Proponents laud the greater affordability of needed drugs provided by cross-border pharmacy; opponents decry the practice as unsafe, economically ill-advised and harmful to Canadian interests in the long term. This article evaluates the safety arguments that have been put forward by the U.S. Food and Drug Administration and others and concludes that they do not justify a prohibition on prescription drug imports from Canada. Similarly, Canadian professional regulatory bodies’ objections to the participation of Canadian pharmacists and physicians in cross-border dispensing are a misapplication of conduct rules developed in another context. Objections to cross-border drug sales based on an economic analysis assume normative positions that should be explicitly identified and socially determined. On the other hand, if patient safety, professional responsibility and economic arguments fail to provide adequate support for a policy of prohibition, then self-interest in protecting domestic drug supplies and prices may support, at least from a Canadian perspective, some constraints on cross-border pharmacy. |
Les ventes transfrontalières par Internet de médicaments d’ordonnance à des patients américains auprès de pharmacies canadiennes ont engendré beaucoup de controverse aux États-Unis et au Canada. Contrevenant à la loi américaine et aux codes de conduite professionnelle canadiens, les pharmacies transfrontalières ont néanmoins pris un essor suite à une forte demande et une application incomplète des lois. Ceux qui sont pour sont heureux de la plus grande disponibilité de médicaments et ceux qui sont contre décrivent la pratique comme étant dangereuse, économiquement malvenue et mauvaise pour les intérêts canadiens à long terme. Cet article examine les arguments de sécurité qui ont été présentés à la Food and Drug Administration et autres organismes, et concluent que ces arguments ne justifient pas l’interdiction de l’importation de médicaments d’ordonnance du Canada. Pareillement, les objections des organismes de réglementation professionnelle du Canada, à l’égard de la participation des pharmaciens et médecins canadiens à cette pratique, représentent une application erronée des règles de déontologie développées dans un autre contexte. Les objections à l’égard de la vente transfrontalière de médicaments, fondées sur une analyse économique, supposent que des positions normatives doivent être explicitement identifiées et déterminées de manière sociale. Par ailleurs, si la sécurité du patient, la responsabilité professionnelle et les arguments économiques ne suffisent pas à interdire la pratique, alors l’intérêt personnel à protéger les provisions nationales de médicaments et les prix peuvent, du moins à partir d’un point de vue canadien, aider à limiter la pratique des pharmacies transfrontalières. |
Alberta’s Energy and Utilities Board and the Constitution of Canada (2005) 43 Alta. L. Rev. pp. 369-382 Nickie Vlavianos Research Associate, Canadian Institute of Resources Law, University of Calgary |
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The author explores the jurisdictional ability of an administrative tribunal — specifically, the Alberta Energy and Utilities Board (EUB) — to decide constitutional matters. She focuses particularly on tribunal decisions relating to Charter rights and Aboriginal or treaty rights (s. 35(1)) and examines the recent decisions of Martin and Paul from the Supreme Court of Canada. The author concludes that for questions of law, the EUB has not only the option but the duty to consider constitutional questions. |
L’auteur explore la capacité juridictionnelle d’un tribunal administratif, tout particulièrement le Alberta Energy and Utilities Board (EUB), à trancher des questions constitutionnelles. Elle cible surtout les décisions du tribunal portant sur les droits de la Charte, les droits des peuples autochtones ainsi que les droits issus d’un traité (l. 35(1)) et étudie les récentes décisions de Martin et Paul de la Cour suprême du Canada. L’auteur conclut qu’en ce qui concerne les questions de droit, le EUB n’a pas seulement l’option mais aussi le devoir de tenir compte des questions constitutionnelles. |
The Supreme Court Restates Directors’ Fiduciary Duty – A Comment on Peoples Department Stores v. Wise (2005) 43 Alta. L. Rev. pp. 383-406 Darcy L. MacPherson Assistant Professor, Faculty of Law, University of Manitoba |
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This article considers the implications of the recent Supreme Court of Canada decision in Peoples Department Stores v. Wise for the law of directors’ fiduciary duties. The Court’s decision is attacked on two grounds. First, the author criticizes the Court’s interpretation and treatment of the phrase “the best interests of the corporation” as found in the Canada Business Corporations Act. It is argued that the decision in Wise rejects the traditional interpretation of this phrase which was previously accepted to mean “the best interests of the shareholders collectively.” This rejection raises the spectre of the debate between the “shareholder primacy” model of directors’ duties and broader “pluralist” alternatives. By undercutting the lynchpin of the “shareholder primacy” model, the author suggests that the Court has left a vacuum in the law because the Court failed to outline what is to replace this traditional interpretation, or even to acknowledge the substantive change being made. At the level of process, it is equally suggested that the revision of important principles in corporate law exclusively through the judiciary is fundamentally undesirable, where the law of directors’ duties has such a large element of public policy attached to it. The author also proposes that the decision in Wise has resulted in an unacceptable level of uncertainty in the law, and that this uncertainty was neither necessary nor advisable to resolve the case before the Court. Second, the author criticizes the Court’s comments indicating that a breach of fiduciary duty requires mala fides on the part of directors. It is argued that this is inconsistent with pre-existing case law. |
Cet article porte sur les implications de la récente décision de la Cour suprême du Canada, à savoir Peoples Department Stores c. Wise relativement au droit du devoir fiduciel des administrateurs. La décision de la Cour a été attaquée sur deux motifs. Premièrement, l’auteur critique l’interprétation de la Cour de la phrase « le meilleur intérêt de la société » conformément à la Loi canadienne sur les sociétés par action. On prétend que la décision dans l’affaire Wise rejette l’interprétation traditionnelle de cette phrase qui avait, auparavant, été acceptée dans le sens de « meilleur intérêt des actionnaires collectivement ». Ce rejet soulève le spectre d’un débat entre les droits des administrateurs selon le modèle de la « primauté des actionnaires » et les approches « pluralistes » plus larges. En affaiblissant le pilier du modèle de la « primauté des actionnaires », l’auteur laisse entendre que la Cour laisse un vide dans le droit parce qu’elle n’a pas dit par quoi l’interprétation traditionnelle était remplacée, ni d’ailleurs a-t-elle confirmé qu’un changement avait été fait. Quant au processus, on suggère aussi que le fait que la révision de principes importants dans le droit des sociétés soit effectuée uniquement par la magistrature est tout à fait indésirable, d’autant plus que les obligations des administrateurs comporte un élément de politique publique considérable. L’auteur suggère que la décision Wise ait donné lieu à un degré d’incertitude inacceptable dans le droit et que cette incertitude ne fût ni nécessaire ni conseillée pour régler le cas devant la Cour. Puis, l’auteur critique les commentaires de la Cour à l’effet que pour violer le devoir fiduciel, les administrateurs doivent faire preuve de mauvaise foi. On prétend que cela est incompatible avec la jurisprudence actuelle. |
The Origins, Early History and Evolution of the English Criminal Trial Jury (2005) 43 Alta. L. Rev. pp. 407-432 Sanjeev Anand Associate Professor, Faculty of Law, University of Alberta |
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This article presents an historical account of the English criminal trial jury from its birth in the thirteenth century, as a largely self-informing institution that replaced the ordeals, to the nineteenth century, where the passivity of the modern trial jury became firmly established as a result of the influence of legal counsel and the development of the adversarial criminal trial. The expansive timeline that is assessed reveals that public distrust of the motives and competency of jurors is a recurrent theme and not simply a modern phenomenon. However, the historical evidence suggests that criminal trial jurors tended not to suffer from the deficiencies attributed to them by some commentators. Because the jury has undergone significant transformations in the past and survived, modern day proponents of the criminal trial jury could argue that it is capable of continuing to accommodate significant changes to the practices that govern its conduct. For those inclined towards the reform of the English criminal trial jury, some of the features noted by the author that have been discarded over time may be considered deserving of revival. |
Cet article raconte l’histoire du jury des procès criminels anglais à partir de sa naissance au XIIIe siècle, essentiellement en tant qu’institution auto-informante venue remplacer les supplices, jusqu’au XIXe siècle lorsque la passivité des jury de procès modernes s’est fermement installée suite à l’influence des conseillers juridiques et du développement du procès criminel adversatif. Vu l’importante période de temps traitée, il est clair que la méfiance du public à l’égard du mobile et des compétences des jurés revient souvent et qu’il ne s’agit pas là d’un phénomène moderne. Cependant, le témoignage de l’histoire laisse penser que les jurés de procès criminels ne semblaient pas souffrir des déficiences que certains commentateurs leur attribuaient. Comme le jury a fait l’objet de transformations considérables et qu’il a survécu, ceux qui aujourd’hui sont en faveur du jury pour les procès criminels pourraient faire valoir qu’il peut continuer à apporter d’importants changements aux pratiques qui régissent sa conduite. Pour ceux qui sont portés vers la réforme du jury du procès criminel anglais, certaines des caractéristiques notées par l’auteur et abandonnées au fil du temps pourraient réapparaître. |
FORUM: Infectious Diseases Introduction: Infectious Diseases Forum [footnotes omitted] (2005) 43 Alta. L. Rev. pp. 495-496 Timothy Caulfield Canada Research Chair in Health Law and Policy; Professor, Faculty of Law and Faculty of Medicine; Research Director, Health Law Institute, University of Alberta |
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The 2003 SARS outbreak brought public health issues to the forefront of legal and scientific inquiry. It both highlighted the potential deficiencies of the existing disease control schemes and stimulated a national and international dialogue on the development of new public health policies. In this Forum, the legal and social issues associated with control of infectious disease are explored at the level of provincial, national and international governance. Numerous themes flow through all the articles, including: the complex task of balancing individual rights, such as the right to consent to treatment, against the need to protect public health; the need to ensure that legal and health care responses are coordinated; and the necessity of building systems to ensure that all policy development and disease response activities be appropriately informed by the best available scientific information and ethics analysis. Rosario Isasi and Thu Minh Nguyen’s article discusses the policy challenges associated with the global governance of infectious disease. They do this through the lens of the World Health Organization, an entity that has played a foundational role in international public health policy. During the SARS outbreak, it became clear that a high degree of international co-operation is crucially important to the control and containment of disease, including the rapid sharing of accurate and standardized incident reporting. However, ensuring international cooperation remains a huge challenge, as it may be viewed as a threat to state sovereignty. Nevertheless, with the possibility of new pandemics on the horizon, such as avian flu, the development of a coherent international approach to disease control seems essential. The article by Mireille Lacroix explores Quebec’s unique public health system. In addition, she reviews the key elements of public health ethics, including how it differs from traditional biomedical ethics (such as a focus on populations instead of on individual patients). Few, if any, jurisdictions have a formal process that allows for in-depth deliberations on relevant ethics issues. Lacroix explains Quebec’s decision to include an ethics review committee as part of the overall public health framework. The Quebec system also incorporates a broader definition of “surveillance,” such that it includes the collection of information about demographics, socio-economic status and lifestyle. The goal of the approach is to provide the information necessary to develop effective preventative strategies. Finally, the article by Nola Ries provides an overview of the Canadian experience with SARS and the relevant legal mechanisms used to control the spread of disease. The focus of the article is on quarantine — one of the oldest and, in some respects, most severe public health tools. Ries notes the need to modernize the existing provincial and federal laws that relate to the process of quarantine. She also explores the potential legal issues associated with the use of quarantine. Given that it is a public health tool that can involve the forced confinement of individuals, quarantine orders clearly have the potential to implicate the Canadian Charter of Rights and Freedoms. Ries notes that, although Canadian courts have been relatively deferential to the needs of public health authorities (for example, the identification and reporting of infected individuals), future uses of the quarantine power may be more difficult to rationalize without clear evidence of need and effectiveness. It is hoped that the articles in this Forum, which are the result of an ongoing research project funded by the Canadian Institutes of Health Research (CIHR), will help to inform policy development in Canada and stimulate further analysis into the complex issues associated with the control of infectious disease. |
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The Global Governance of Infectious Diseases: The World Health Organization and The International Health Regulations (2005) 43 Alta. L. Rev. pp. 497-510 Rosario M. Isasi J.D., M.P.H. Postdoctoral Fellow, Genetics and Society Project, Centre de recherche en droit public (CRDP), Université de Montréal, Montreal, Quebec and Thu Minh Nguyen B.Sc., LL.B., Research Assistant, Centre de recherche en droit public (CRDP), Université de Montréal, Montreal, Quebec |
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The 2003 SARS outbreak exemplified both the porous boundaries for infectious disease due to globalization and the inadequacy of global governance of public health. The World Health Organization (WHO), whose mission is to play a leading role in the protection and promotion of global public health, recently adopted a revision of its International Health Regulations (IHR). By revising and updating the IHR, it remains to be seen whether this new instrument can serve as a model for effective public health governance, allowing the WHO to fulfill its mandate. The authors provide background on the role and evolution of the WHO in global health governance. They then provide a comparative analysis between the 2005 IHR with the original 1969 IHR in terms of scope, procedure, response networks, capacities and respect for human rights. |
L’épidémie de SRAS de 2003 a à la fois illustré la perméabilité des frontières aux maladies infectieuses en raison de la mondialisation et le manque d’adaptation de la gouvernance mondiale de la santé publique. L’Organisation mondiale de la santé (OMS), dont la mission consiste à jouer un rôle de premier plan dans la protection et la promotion de la santé publique mondiale, vient d’adopter une révision du Règlement sanitaire international. En révisant le Règlement et en le mettant à jour, il reste à voir si le nouvel instrument peut servir de modèle pour une gouvernance efficace de la santé publique, permettra ainsi à l’OMS de remplir son mandat. Les auteurs expliquent le contexte du rôle et l’évolution de l’OMS dans la gouvernance mondiale de la santé. Ils fournissent ensuite une analyse comparative du RSI de 2005 avec celui de 1999 en ce qui concerne la portée, la procédure, les réseaux de réponse, les capacités et le respect des droits de la personne. |
Quebec’s Public Health Ethics Committee: A Model for the Public Health Agency of Canada? (2005) 43 Alta. L. Rev. pp. 511-528 Mireille Lacroix LL.M., Research Associate, Centre de recherche en droit public, Université de Montréal |
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The federal government of Canada has recently undertaken to modernize its public health infrastructure, including setting up the Public Health Agency of Canada (Agency). The structure and organizational features of this Agency are still being determined, however. After a brief discussion of public health ethics, this article examines Quebec’s Comité d’éthique de santé publique (CESP) in detail and proposes the CESP as a model for the new federal Agency. The author explores the role of the CESP in public health activities and programs. She discusses the membership and transparency of the CESP and also critiques its circumscribed mandate, with the view of examining whether Quebec’s CESP could serve as a model for the newer federal Agency. |
Le gouvernement fédéral du Canada vient d’entreprendre la modernisation de l’infrastructure de la santé publique, y compris celle de l’Agence de santé publique du Canada (Agence). La structure et les caractéristiques organisationnelles de cette agence ne sont cependant pas encore définies. Après une brève discussion sur l’éthique de la santé publique, cet article examine le Comité d’éthique de santé publique (CESP) du Québec en détail, et propose le CESP en tant que modèle d’une nouvelle agence fédérale. L’auteur explore le rôle du CESP dans les activités et programmes de santé publique. Elle discute des membres et de la transparence du CESP et fait la critique de son mandat circonscrit dans le but d’examiner si le CESP du Québec pourrait servir de modèle pour une nouvelle agence fédérale. |
Quarantine and the Law: The 2003 SARS Experience in Canada (A New Disease Calls on Old Public Health Tools) (2005) 43 Alta. L. Rev. pp. 529-548 Nola M. Ries M.P.A., LL.M., Research Associate , Health Law Institute, University of Alberta |
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The authority to quarantine individuals was tested by the 2003 global outbreak of SARS. Quarantine was used during that time as a public health intervention tool to attempt to control the disease in Toronto. The outbreak put the public health preparedness of the Ontario legal system to the test. This article examines the legal issues related to the use of quarantine as a tool to control infectious disease outbreaks using the Ontario SARS epidemic as a case study. The author first analyzes the laws authorizing public health officials to use quarantine and then identifies the legislative gaps that SARS exposed in these laws. The article then looks at the current legislative reform efforts to create a more prepared legal environment in the event of another public health crisis such as SARS. In addition, the impact of quarantine on an individual and his or her family, including social and economic impacts, as well as its effect on the health care system is discussed. Finally, the legal limits on the use of quarantine are further examined. The author concludes that, because it is likely that a novel infectious agent such as SARS will surface in the future, the public health authorities must be vigilant by ensuring public health legal preparedness. |
L’autorité de mettre des personnes en quarantaine a été testée lors de l’épidémie de SRAS en 2003. La mise en quarantaine a été utilisée en tant qu’outil d’intervention de santé publique dans le but d’essayer de contrôler la maladie à Toronto. L’épidémie a mis à l’épreuve le degré de préparation en santé publique du système juridique de l’Ontario. L’article porte sur les questions juridiques relatives à la mise en quarantaine en tant qu’outil de contrôle d’épidémies de maladies infectieuses utilisant l’épidémie de SRAS de l’Ontario en tant qu’étude de cas. L’auteur commence par analyser les lois autorisant les représentants de la santé publique à avoir recours à la mise en quarantaine, puis détermine les lacunes de ces lois que le SRAS a fait ressortir. L’article se penche ensuite sur l’effort de réforme législative actuel visant à créer un milieu juridique mieux préparé dans le cas d’une autre crise de santé publique comme celle du SRAS. En outre, l’impact de la mise en quarantaine sur une personne et sa famille, y compris les effets sociaux et économiques en plus des effets sur le système de santé publique, y est discuté. Enfin, les limites légales sur le recours à la mise en quarantaine y sont examinées. L’auteur conclut que, comme un nouvel agent infectieux comme le SRAS surgira sans doute à l’avenir, les autorités en matière de santé publique doivent être vigilantes en s’assurant que le système juridique de la santé publique est prêt. |
VOLUME 43, NUMBER 3 (MARCH 2006) SPECIAL ISSUE: PRIVACY LAW — pp. 549-844 ARTICLE ABSTRACTS |
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Introduction [Footnotes omitted] (2005) 43 Alta. L. Rev. pp. 549-552 Wayne N. Renke Professor, Faculty of Law, University of Alberta and Marc-Aurèle Racicot Assistant Adjunct Professor, Manager of the Information Access and Protection of Privacy (IAPP) Certificate Program, Government Studies, Faculty of Extension, University of Alberta |
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Privacy law does not exist. What does exist are privacy laws. If one wishes to pursue the protection of “privacy interests,” a context must be specified: which interests, which legal regime, what procedure, what remedy? “Privacy” itself is an equivocal notion. It may refer to an individual’s claim to make important personal choices by himself or herself, without interference by the State or others. It may refer to an individual’s claim to control the access of the State, other individuals or businesses to the individual’s real property, personal property, body, image or representation, or to information about the individual. If the individual does not assert a personal authority to control access, it may refer to an individual’s claim that access to such “private” matters be controlled by State agencies through rational procedures. It may refer to an individual’s claim that information communicated in certain relationships should remain secret, confidential or privileged. The justifications for these privacy claims may be founded on the inherent value of individual dignity, autonomy or self-determination; on the need to protect individuals from interference by the State, other individuals, or businesses; or on the need to preserve non-public spaces as conditions for authentic human life and democratic public and political interactions. Our laws have, for centuries, protected various privacy interests. Somewhat like Molière’s M. Jourdan, who was pleased to find that he had been speaking prose, we might be surprised to find that our laws have long been “speaking privacy.” Privacy has been protected by the laws of torts, contracts and evidence; in the legal and ethical obligations of confidentiality that govern many relationships; and in our substantive criminal law. More recently, privacy interests have been protected by statutes applying to the provincial and federal public sectors, the provincial and federal private sectors, and to health information; by statutory provisions governing criminal procedures; and by national policies governing research ethics. The law is becoming increasingly self-conscious of its privacy-protecting role. The articles in this issue of the Alberta Law Review should aid readers in their appreciation of the diversity and complexity of privacy issues. The contributors address many facets of the theory and the legal protection of privacy: Richard B. Bruyer provides a review and critique of prevailing accounts of privacy — privacy as the right to be left alone, to limit access to the self, to control access to discreditable information, to control access to personal information, to create one’s self and preserve one’s dignity, and to preserve intimacy and personal relationships. Bruyer offers two main criticisms of the prevailing accounts — their flawed “intuitionism,” and their presupposition of a flawed conception of liberty as licence. Bruyer also discusses conceptions of privacy in Canadian jurisprudence and Daniel Solove’s “pragmatic” approach to privacy. Russell Brown considers whether Canadian tort law should be extended to protect “privacy” expressly, beyond the current scope of tort law protection — particularly in light of some other Commonwealth jurisdictions’ expansions of tort law protections for privacy interests. Brown seeks to determine whether such an extension would be justified as a development of tort law’s fundamental norms. He examines two main types of proposed justifications: first, those based on privacy conceived as relating to persons’ entitlement to exclude others from certain personal “resources”; second, those based on privacy conceived as relating to human dignity. Through her assessment of non-party disclosure issues in copyright infringement litigation, Jane Bailey shows that procedural law cannot be meaningfully separated from substantive legal outcomes or from public respect for the justice system. The music recording industry is engaged in litigation in the U.S. and Canada against Internet subscribers. To obtain identifying and other personal information about subscribers, the industry must seek disclosure from non-party Internet service providers. Bailey reviews U.S. and Canadian procedures for the disclosure of identities of prospective defendants, and links procedural stringencies to the protection of privacy rights and the promotion of substantive justice. Sandra M. Anderson discusses the impact of Alberta’s statutory privacy regime on the workplace, and deals with such issues as the nature of employees’ protected personal information, the accessibility of this information to third parties, workplace surveillance, drug testing and electronic monitoring. Nola M. Ries examines consent issues in the electronic health records (EHR) context and makes recommendations for dealing with consent in the collection, use and disclosure of patient information in EHRs. Privacy is often described as a consent-based right; to respect the privacy of personal health information, then, what consent rights should a patient have in regard to EHRs? Debate has arisen in Canada and other jurisdictions about whether explicit patient consent is required before a patient’s information is put onto an EHR and whether a patient should be able to limit who has access to their electronic records. Chris Sprysak confronts issues arising when private financial information, provided to the State for one purpose, is used and disclosed by the State for other purposes. We may be legally required to provide information about our income and expenses to the State to confirm our income tax liabilities. When is the State entitled to disclose that information to enforcement authorities for the purposes of prosecution — without being compelled to disclose by a warrant? Why should enforcement authorities be entitled to access private information about us, without being required to obtain a warrant first? Lise Gotell interrogates the judicial interpretations of the Criminal Code provisions regulating the admissibility of sexual history evidence and defence access to complainants’ confidential records. She situates privacy claims in the gendered history of the public/private distinction and reviews the development and conceptual framework of the Criminal Code provisions. She then traces the transformation and erosion of the legislated protections for women and children by judicial interpretations of those provisions. Wayne N. Renke discusses “data mining” as a tool for collecting information for counter-terrorism purposes, identifies the risks that data mining poses to privacy and recommends proceduresto mitigate and manage those risks.Marc-Aurèle Racicot examines the Federal Court of Appeal decision of Englander v. TELUSCommunications Inc., a case resulting from the first complaint made under the Personal InformationProtection and Electronic Documents Act. In a world where the transfer of personal information canbe beneficial for both customers and organizations, care must be taken not to ignore the carefullycrafted balance between privacy and commercial needs. Racicot makes suggestions to improve andfacilitate the application of PIPEDA pertinent to the upcoming review of this Act.Broad as may be these articles coverage, they do not begin to exhaust the intricacies of therelationship of privacy and our laws. This volume is but a slim contribution to the study of a subjectthat thrives in multiplicity. |
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Privacy: A Review and Critique of the Literature (2005) 43 Alta. L. Rev. pp. 553-588 Richard B. Bruyer Contract lawyer, de Villars Jones, Edmonton, Alberta |
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It seems trite to say privacy is valuable. The Supreme Court of Canada has emphasized that privacy is worthy of constitutional protection. Scholars tend to agree that privacy is a fundamental moral and political concept. The consensus appears to end, however, when privacy in theory approaches privacy in practice. As a broad and evanescent concept, opinions differ as to what interests or values the protection of privacy is designed to achieve. The prevailing conceptions of privacy — six of which have been identified — fall prey to substantive criticisms from which, the author contends, they cannot recover. First, they suffer from intuitionism. That is, they offer an intuitive approach of what makes things “private” and incorrectly assume that we all approach privacy with a common understanding of the concept, or concepts, that the term “privacy” expresses. Further, the standing conceptions of privacy depend upon and serve the concept of privacy as liberty which itself is flawed. “Liberty” is seen as a form of licence, protecting — in its most crude form — an individual’s right to do as he or she pleases. So viewed, it is not particularly surprising to see privacy attacked when competing “liberty” issues are at stake. Given the substantial criticisms with the prevailing conceptions of privacy, it may be worthwhile to reconsider the present paradigm against which privacy is conceived. It may be that privacy is better conceived of as an equality issue, not a liberty issue. The focus should shift away from conceptualizing privacy as a prerequisite for preventing invasions of various liberty interests to one of “maintaining conditions” that will make the exercise of those liberty interests possible. By limiting the ambit of privacy, we may indeed strengthen it. |
Il semble oiseux de dire que le respect de la vie privée est précieux. Le Cour suprême du Canada a fait valoir que le respect de la vie privée mérite la protection de la Constitution. Les érudits semblent d’accord que ce respect est un concept moral et politique fondamental. Il n’y a cependant plus de consensus lorsque l’on passe de la théorie à la pratique. C’est un concept vaste et évanescent, et les opinions diffèrent sur l’intérêt ou la valeur que la protection de la vie privée devrait apporter. Les idées dominantes sur le respect de la vie privée, dont les six grandes ont été identifiées, deviennent la proie de critiques dont, comme le fait remarquer l’auteur, elles ne peuvent pas se relever. Tout d’abord, elles souffrent d’intuitionnisme, c’est-à-dire qu’elles proposent une démarche intuitive à l’égard de ce qui est « privé » et suppose, à tort, que nous avons tous la même compréhension du concept de « respect de la vie privée ». De plus, les idées habituelles sur ce respect dépendent du concept de liberté qui est, lui aussi, sans fondement. « Liberté » semble être considérée comme une forme de licence, protégeant dans sa forme la plus élémentaire le droit d’une personne de faire à son gré. Il n’est donc pas particulièrement surprenant que le respect de la vie privée soit attaqué si on le compare aux questions de « liberté » qui sont en jeu. Compte tenu des critiques à l’égard des idées dominantes relatives au respect de la vie privée, il peut être utile d’examiner de nouveau le présent paradigme par rapport auquel le respect de la vie privée a été conçu. Il se peut aussi que cet aspect convienne mieux à la question d’égalité que de liberté. Il faudrait éviter de conceptualiser le respect de la vie privée en tant que préalable pour prévenir les atteintes aux diverses libertés et s’en tenir au « maintien des conditions » qui permettront l’exercice de ces libertés. En limitant la portée du respect de la vie privée, nous pourrons peut-être la renforcer. |
Rethinking Privacy: Exclusivity, Private Relation and Tort Law (2005) 43 Alta. L. Rev. pp. 589-614 Russell Brown Assistant Professor, Faculty of Law, University of Alberta |
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Referencing recent decisions in the high courts of England, Australia and New Zealand that have recognized a right to privacy as a protected interest in tort law, the author examines whether the extension of tort law’s protection to “privacy” can be justified. This inquiry focuses on tort law’s fundamental norms by examining whether the interest can be rationalized with a conception of liability for interference with a person’s rights in his or her external things or in his or her own bodily integrity. The author ultimately discerns and assesses two possible justifications: first, protecting the plaintiff’s interest in his or her privacy where it represents a resource from which the plaintiff has excluded the defendant; and second, upholding the dignity of persons. |
Faisant référence à des récentes décisions des cours supérieures d’Angleterre, d’Australie et de Nouvelle-Zélande qui ont reconnu le droit du respect de la vie privée en tant qu’intérêt protégé dans le droit de la responsabilité délictuelle, l’auteur examine si on peut justifier d’étendre la protection de la responsabilité délictuelle à « la vie privée ». Cette enquête étudie les normes fondamentales de la responsabilité délictuelle en examinant s’il est possible de rationaliser cet intérêt au moyen d’une conception de responsabilité pour ingérence dans les droits d’une personne à l’égard de ses biens internes et externes ou son intégrité corporelle. En définitive, l’auteur fait la distinction et étudie deux justifications éventuelles : d’abord, protéger les intérêts du plaideur dans sa vie privée dans le cas d’une ressource que le plaideur aurait exclus du défendeur et ensuite, respecter la dignité de la personne. |
The Substance of Procedure: Non-Party Disclosure in the Canadian and U.S. Online Music Sharing Litigation (2005) 43 Alta. L. Rev. pp. 615-646 Jane Bailey Assistant Professor, Faculty of Law, Common Law Section, University of Ottawa |
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The music recording industry is suing Internet subscribers in Canada and the United States for alleged copyright infringement in unprecedented numbers. The procedure for obtaining non-party disclosure has taken on renewed significance in this context, as the industry requests disclosure of identifying and private information from Internet Service Providers (ISPs) who provide online communicators with their Internet connections. Legislative measures adopted in the U.S. expedited the disclosure process through an administrative mechanism with low threshold requirements for issuance of a subpoena against an ISP. In Canada (and after late 2004 in the U.S.), disclosure requests proceeded under federal rules of court. Comparison of the expedited administrative and the judicially interpreted rules-based processes raises important questions about the connection between procedure and substance, and procedural justice more generally. Not only are more permissive rules for disclosure often inconsistent with protecting substantive rights, such as privacy, but they also cannot be presumed to enhance the likelihood of achieving accurate substantive legal outcomes. If non-party disclosure rules are not contextually designed and implemented to reflect the power and resource imbalance between the plaintiff music industry and the individual defendants pursued in online music sharing litigation, the public and private interest in substantive adjudication of critical questions relating to copyright law may be foreclosed for reasons wholly unrelated to substantive legal merits. |
Le secteur de l’enregistrement de musique poursuit les abonnés à Internet au Canada et aux États-Unis pour violation présumée, en nombre inégalé, de droits d’auteur. La procédure d’obtention d’une divulgation de tiers a pris une signification renouvelée dans ce contexte, l’industrie demandant de divulguer les renseignements privés et permettant d’identifier les fournisseurs de services Internet (ISP) qui offrent des communicateurs en ligne avec les connexions Internet. Des mesures législatives adoptées aux États-Unis ont permis d’accélérer la procédure de divulgation au moyen d’un mécanisme administratif ayant des exigences de seuil bas pour l’émission d’une assignation à témoigner contre un ISP. Au Canada (et après la fin de 2004 aux États-Unis), les demandes de divulgation sont faites conformément aux règles des cours fédérales. La comparaison de la procédure administrative accélérée et des procédures basées sur les règles interprétées par la magistrature soulève d’importantes questions sur le lien entre la forme et le fond et sur la justice en matière de procédure en général. Les règles de divulgation plus permissives manquent souvent de cohérence pour protéger les droits importants comme le droit du respect de la vie privée, et elles n’augmentent pas les chances d’obtenir des résultats juridiques précis importants. Si les règles de divulgation de tiers ne sont pas conçues en fonction du contexte et mises en œuvre de manière à refléter le pouvoir et le déséquilibre entre le secteur de la musique du demandeur et les défendeurs individuels faisant l’objet des poursuites, alors le public et les intérêts privés dans la décision relative aux questions de droits d’auteur peuvent être saisis pour des raisons tout autres que juridiques. |
Alberta’s Statutory Privacy Regime and its Impact on the Workplace (2005) 43 Alta. L. Rev. pp. 647-680 Sandra M. Anderson Partner, Field LLP, Edmonton, Alberta |
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The author describes the tension created by the new privacy legislation between the individual values of personal privacy and the common values of the workplace. There is a detailed discussion of the respective obligations of employers and employees to protect and make accessible personal records held by the employer. The article focuses on various types of employee information, including health information, and discusses in what circumstances they can be disclosed to an employer. Next, the developing impact of the privacy statutes on labour law is surveyed, specifically the rights of unions to obtain employees’ personal information. Then the author examines the extent of employee personal information the employer is entitled to have and in what circumstances by surveying three controversial areas: video and other surveillance, drug and alcohol testing and electronic monitoring in the workplace. She concludes that privacy legislation is having a major impact on rights and relationships between employers and employees. |
L’auteure décrit la tension, créée par la nouvelle législation sur le respect de la vie privée, entre les valeurs personnelles de la vie privée et les valeurs communes du lieu de travail. Il y a une discussion détaillée sur les obligations respectives des employeurs et des employés de protéger les dossiers personnels gardés par l’employeur et de les rendre accessibles. L’article porte sur divers types de renseignements sur les employés, y compris les renseignements sur la santé, et examine dans quelles circonstances ces renseignements peuvent être communiqués à un employeur. L’auteure analyse ensuite l’effet grandissant des lois sur le respect de la vie privée dans le droit du travail, tout spécialement les droits des syndicats d’obtenir des renseignements personnels sur les employés. L’auteur examine ensuite la portée des renseignements personnels de l’employé que l’employeur peut avoir et dans quelles circonstances, en analysant trois secteurs controversés, à savoir la vidéosurveillance et autres formes de surveillance, les tests de toxicomanie et d’alcoolisme et la surveillance électronique au lieu de travail. Elle conclut que les lois sur le respect de la vie privée ont un très grand effet sur les droits et les relations entre employés et employeurs. |
Patient Privacy in a Wired (and Wireless) World: Approaches to Consent in the Context of Electronic Health Records (2005) 43 Alta. L. Rev. pp. 681-712 Nola M. Ries Research associate, Health Law Institute, University of Alberta and a lecturer in health law, University of Victoria, Faculty of Law and School of Health Information Science |
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The author reviews recent changes in legislation in Canada and abroad in the area of patient privacy, consent and electronic health records (EHRs). In her overview of Canadian legislation, she examines the existing patchwork of legal requirements, as well as ethical obligations governing health information and policy initiatives aimed at harmonizing approaches across Canada. Internationally, the United Kingdom and Australia are reviewed on how those jurisdictions are addressing the issue of protecting patient privacy while developing operable EHR schemes. The author concludes that as EHR schemes develop, stringency of privacy and consent protections will likely wane in favour of establishing workable systems and, as a consequence, appropriate security mechanisms should be implemented to safeguard personal information. |
L’auteure revoit les récents changements à la législation au Canada et à l’étranger sur la protection de la vie privée d’un patient, le consentement et les dossiers médicaux électroniques. En donnant un aperçu de la législation canadienne, elle examine l’ensemble de mesures disparates relatives aux exigences juridiques ainsi que les obligations éthiques régissant l’information médicale et les initiatives de politique visant l’harmonisation des approches à travers le Canada. Sur la scène internationale, elle examine comment au Royaume-Uni et en Australie certains ressorts abordent la question de la protection de la vie privée d’un patient tout en développant des schémas fonctionnels de dossiers médicaux électroniques. L’auteure conclut qu’au fur et à mesure que l’utilisation de dossiers médicaux électroniques prendra de l’ampleur, les mécanismes de protection et de consentement deviendront moins rigoureux pour faire place à des systèmes exploitables et, par conséquent, des mécanismes de sécurité appropriés devront être mis en place pour préserver l’information personnelle. |
Life after Jarvis — Just How Much Help Must You “Voluntarily” Give the Canada Revenue Agency? (2005) 43 Alta. L. Rev. pp. 713-742 Chris Sprysak Assistant Professor of Law, University of Alberta |
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Society recognizes that privacy rights must be compromised to allow the State to administer and enforce an efficient and effective income tax regime. The question is — just how great should that compromise be? How much financial information should the State be allowed to require from its constituents to prepare, maintain and disclose on a “voluntary” basis for income tax purposes? Most importantly, for what purposes should this information obtained by the State be legitimately used, given the Charter and the criminal law privacy protections contained therein? In particular, can the State use its mandatory compliance powers to obtain information which would then be used to further a criminal investigation? Where is the line drawn? Although the 2002 Supreme Court of Canada decision in Jarvis provides some clarification and guidance, it does not go far enough in setting out the proper balance between a person’s right to privacy and the State’s need for disclosure in the income tax context. The purposes of this article are: (a) to provide a brief overview of a person’s obligations to voluntarily provide both information and assistance to the State as part of the operation of the income tax regime, (b) to critically analyze the Jarvis decision in conjunction with previous jurisprudence to gain insight as to when the State will lose the ability to compel a person to assist it in its administration and enforcement duties, (c) to examine some post-Jarvis decisions to see how the State and the courts have responded to and applied the principles as set out in Jarvis, and (d) to provide some suggestions on how taxpayers, advisors and the Canada Revenue Agency might approach matters of this nature in the future. |
La société reconnaît que les droits de la protection des renseignements personnels doivent être compromis pour permettre à l’État de gérer et d’exécuter un régime efficace et efficient d’impôt sur le revenu. La question consiste à déterminer l’importance de ce compromis. Combien d’information financière les citoyens devraient-ils préparer, maintenir et divulguer « volontairement » à l’État pour l’impôt sur le revenu ? Et surtout, à quelles fins cette information obtenue par l’État devrait-elle servir légitimement compte tenu des dispositions de protection contenues dans la Charte et le droit criminel ? Plus précisément, l’État peut-il utiliser ses pouvoirs de conformité obligatoire pour faire avancer une enquête criminelle ? Où fait-on la distinction ? Bien que la décision de la Cour suprême du Canada de 2002 sur l’affaire Jarvis fournisse une clarification et une direction, elle ne va pas assez loin pour établir l’équilibre entre les droits de respect de la vie privée d’une personne et le besoin de divulgation d’un État dans le contexte de l’impôt sur le revenu. Le but de cet article est : a) de donner un bref aperçu des obligations d’une personne à fournir volontairement de l’information et de l’aide à l’Etat dans le cadre du régime d’impôt sur le revenu, b) d’analyser de manière critique la décision Jarvis en fonction de la jurisprudence pour mieux comprendre à quel moment l’Etat ne peut plus obliger quelqu’un à l’aider dans ses tâches d’administration et de d’exécution, c) d’examiner des décisions rendues après l’affaire Jarvis pour voir de quelle manière l’Etat et les cours ont réagi et appliqué les principes énoncés dans Jarvis et d) faire des suggestions sur la manière que les contribuables, les conseillers et l’Agence du revenu du Canada peuvent aborder les questions de cette nature. |
When Privacy is Not Enough: Sexual Assault Complainants, Sexual History Evidence and the Disclosure of Personal Records (2005) 43 Alta. L. Rev. pp. 743-778 Lise Gotell Associate Professor, Women’s Studies, University of Alberta |
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How can the rights of sexual assault victims be balanced against the rights of the accused in a sexual assault case? Sexual assault remains one of the most under-reported crimes in Canada, largely due to the invasion that results once a sexual assault is reported. Distrust of the criminal justice system continues to deter reporting. Recent amendments to the Canadian Criminal Code aim to protect sexual assault complainants by regulating the introduction of sexual history evidence and third-party records, such as counselling and therapy. However, courts in Canada have increasingly used a standard based on privacy law to interpret these provisions. Does privacy law serve as a useful framework by which to evaluate this legislation? This article explores the gendered issues of privacy law, challenges the privacy approach to the sexual assault provisions of the Criminal Code, and explores a more balanced alternative. |
De quelle manière peut-on équilibrer les droits des victimes d’agression sexuelle et ceux des accusés d’agression sexuelle? Les agressions sexuelles demeurent l’un des crimes les moins signalés au Canada, surtout en raison de l’atteinte à la vie privée qui en résulte une fois l’agression signalée. La méfiance à l’égard du système de justice pénale continue d’en dissuader le signalement. De récents amendements au Code criminel du Canada visent à protéger les plaignants en régissant la présentation d’antécédents sexuels comme éléments de preuve et les dossiers de tiers, comme la consultation et la thérapie. Cependant, les tribunaux canadiens utilisent de plus en plus une norme basée sur la loi sur le respect de la vie privée pour interpréter ces dispositions. Cette loi fournit-elle un cadre pratique pour évaluer cette législation ? L’article examine les questions de genre de ce droit, questionne l’approche de vie privée relative aux dispositions du Code criminel sur l’agression sexuelle et explore une solution de rechange plus équilibrée. |
Who Controls the Past Now Controls the Future: Counter-Terrorism, Data Mining and Privacy (2005) 43 Alta. L. Rev. pp. 779-824 Wayne N. Renke Professor, Faculty of Law, University of Alberta |
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Recent world events have created international security concerns and a demand for counter-terrorist measures. Information fuels counter-terrorism. “Data mining” has been touted as a means for acquiring needed information. This article describes data mining, explores its social, political and personal risks, then assesses its impact on the Charter-protected right to privacy. The author proposes a framework for the constitutionally appropriate regulation of data mining. Data mining is portrayed as a potentially valuable counter-terrorism tool which must be governed responsibly, if its costs are not to exceed its benefits. |
Les récents événements qui se sont passés dans le monde ont soulevé des inquiétudes sur la sécurité internationale et le besoin de mesures anti-terrorisme. L’information alimente l’anti-terrorisme. « L’exploration de données » a été décrite comme étant un moyen d’obtenir l’information requise. L’article décrit l’exploration de données, en examine les risques sociaux, politiques et personnels, et ensuite l’effet sur le droit du respect de la vie privée protégé par la Charte. L’auteur suggère un cadre de régie constitutionnellement approprié pour l’exploration de données; cet exploration est décrite comme étant un outil anti-terrorisme potentiellement utile qu’il faut gérer de manière responsable si on ne veut pas que les coûts excèdent les avantages. |
VOLUME 43:4 (MAY 2006) pp. 845-1082 ARTICLE ABSTRACTS |
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Child Representation in Alberta: Role and Responsibilities of Counsel for the Child in Family Proceedings (2005) 43 Alta. L. Rev. pp. 845-870 Nicholas Bala Professor, Faculty of Law, Queen’s University |
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There has been an increase in the number of family law cases in Alberta where counsel is appointed to represent a child, but there is a lack of guidance and there is controversy about the role and responsibilities of counsel for the child. In other jurisdictions government agencies, the courts, the legislature or the law society have provided clear direction, though taking different approaches to resolving the controversies about counsel for the child. This article reviews the different roles adopted by counsel appointed to represent a child in a family proceeding: the child advocate, the best interests guardian and the friend of the court. It is argued that in Alberta there is no single role that is appropriate for all cases. While the child's wishes should always be placed before the court, counsel should only advocate based on those wishes if the child has capacity to instruct counsel. This article offers detailed suggestions for the professional responsibilities of counsel for the child, and concludes by making recommendations for action by the Law Society of Alberta and Government of the Province if these bodies are to meet their responsibilities to children. |
Le nombre de causes relevant du droit de la famille où un avocat est nommé pour représenter un enfant est à la hausse en Alberta, mais il y a un manque de direction et il existe une controverse à l’égard du rôle et des responsabilités de l’avocat de l’enfant. Dans d’autres ressorts, les organismes gouvernementaux, les tribunaux, la législature ou le barreau ont donné une direction claire, bien qu’ils aient pris des démarches différentes pour régler la controverse au sujet de l’avocat de l’enfant. Cet article revoit les différents rôles adoptés par l’avocat nommé pour représenter l’enfant dans des poursuites relevant du droit de la famille : la défense de l’enfant, le tuteur dans le meilleur intérêt et l’ami de la cour. Il semble qu’en Alberta, il n’existe pas de rôle qui convienne à toutes les causes. Alors que les désirs de l’enfant devraient toujours primer pour la cour, l’avocat ne doit baser sa défense sur ces désirs que si l’enfant est en mesure de l’en instruire. Cet article propose des suggestions détaillées relatives aux responsabilités professionnelles de l’avocat de l’enfant et conclut par des recommandations de mesures par la Law Society of Alberta et le gouvernement de la province pour permettre à ces organismes d’assumer leurs responsabilités à l’égard des enfants. |
Role and Responsibilities of Counsel for the Child in Alberta: A Practitioner’s Perspective and a Response to Professor Bala (2005) 43 Alta. L. Rev. pp. 871-904 Dale Hensley Executive Director, Children’s Legal and Educational Resource Centre (CLERC), Calgary, Alberta. |
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The representation of children and the role and responsibilities of counsel have recently become topics of discussion in Alberta. This dialogue includes consideration of whether, and in what situations, acting as a best-interests advocate, an amicus curiae, or a traditional advocate best meets the goal of reaching an outcome that serves the best interests of a child whose parents are engaged in family law and child protection disputes. This article proposes that the most appropriate role for counsel who represent children becomes obvious once the societal motivation for having such representation is clarified. In particular, counsel’s role depends on whether children are accepted as rights-bearers, which also impacts the interpretation of statutory language, particularly “interests” and “best interests,” and the test for capacity to instruct counsel. This analysis rejects Professor Bala’s proposal that counsel should advocate their own opinions of the child’s best interests because such an approach exceeds the training and expertise of lawyers and is not supported by current legal systems. The author joins Professor Bala in urging decision- and policy-makers to develop a coherent child representation program to address these and related issues. |
La représentation d’enfants et le rôle et les responsabilités de l’avocat dans ce genre de situation ont dernièrement fait l’objet de discussions en Alberta. Ce dialogue comprend la prise en considération à savoir si, et dans quelles circonstances, le fait d’agir en avocat d’un intérêt supérieur, en ami de la cour ou encore en avocat traditionnel est le mieux indiqué pour arriver à une conclusion qui aille dans les meilleurs intérêts de l’enfant dont les parents sont impliqués dans un conflit de droit familial et de protection de l’enfance. Cet article suggère que le rôle le plus approprié à un avocat représentant un enfant devient évident au moment de la clarification de la motivation sociétale d’une telle représentation. Tout particulièrement, le rôle varie selon que les enfants sont acceptés comme bénéficiant de droits, ce qui a aussi des incidences sur l’interprétation du langage prescrit par la loi, surtout les « intérêts » et « intérêt supérieur » ainsi que le test de la capacité de constituer un avocat. Cette analyse réfute la proposition du professeur Bala que l’avocat doit défendre sa propre opinion des meilleurs intérêts de l’enfant parce que cette démarche dépasse la formation et l’expertise des avocats et qu’elle n’est pas appuyée par les systèmes juridiques actuels. L’auteur rejoint le professeur Bala en demandant avec instance aux décideurs et aux responsables des orientations politiques d’aborder ces questions et autres questions connexes. |
Corporate Governance in the Canadian Resource and Energy Sectors (2005) 43 Alta. L. Rev. pp. 905-962 Janis Sarra Associate Dean and Associate Professor, Faculty of Law, University of British Columbia and Vivian Kung Recent graduate of the Faculty of Law, University of British Columbia |
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This article reports the results of a qualitative empirical study of the corporate governance practices of 23 resource and energy sector firms in Canada. The authors examine public disclosure and other documents filed by subject firms in each of the oil and energy, oil and gas trust, precious metal and forestry sectors and compare the firms’ governance practices against ten indicia of effective governance advocated by regulators and stock exchanges. The working hypothesis of the article is that due to the global scope of the subject sectors, the sample firms may be better developed than, or have unique qualities compared to, firms in other sectors. The authors conclude that the sample firms perform reasonably well against the ten indicia. However there are significant sectoral differences. The authors note nearly all subjects have adopted codes of corporate conduct and an overall commitment to comply with new, more rigorous audit committee standards. Weaknesses include a lack of board diversity as one indicator of board independence, lack of formalized continuing education and uneven evaluation processes for corporate boards. Although this study provides insight into Canadian resource and energy sector governance practices, the authors note the need to dedicate more resources to developing consistent and independent standards to use as benchmarks in evaluating corporate governance practices. |
Cet article porte sur les résultats de l’étude empirique qualitative sur les pratiques de gouvernance de 23 firmes du secteur des ressources et de l’énergie au Canada. Les auteurs examinent la divulgation publique et les autres documents déposés par les firmes étudiées des secteurs pétrolier et énergétique, pétrolier et gazier et celui des métaux précieux et de la foresterie, et ils ont comparé les pratiques de ces firmes aux dix indices de gouvernance efficace préconisés par les autorités de réglementation et les bourses. Cet article repose sur l’hypothèse de travail qu’en raison de la portée mondiale des secteurs en cause, les firmes faisant partie de l’échantillon sont mieux développées que celles d’autres secteur, ou présentent des caractéristiques uniques. Les auteurs concluent que les firmes de l’échantillon fonctionnent assez bien en regard des dix indices. Il y a cependant de grandes différences sectorielles. Les auteurs notent que presque toutes les firmes ont adopté un code de conduite générale et un engagement global à respecter de nouvelles normes et des normes plus rigoureuses du comité de vérification. Les faiblesses comprennent le manque de diversité des membres du conseil en tant qu’indicateur d’indépendance du conseil, un manque d’éducation permanente formalisée et des procédés d’évaluation inégaux pour les conseils d’entreprise. Bien que cette étude donne une idée des pratiques de gouvernance du secteur des ressources et de l’énergie, les auteurs font remarquer qu’il existe un besoin de dédier plus de ressources au développement de normes constantes et indépendantes visant l’utilisation de repères dans l’évaluation des pratiques de gouvernance d’entreprise. |
Through a Glass Darkly: The Role and Review of “National Security” Concepts in Canadian Law (2005) 43 Alta. L. Rev. pp. 963-1000 Craig Forcese Assistant Professor, Faculty of Law, University of Ottawa |
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The expression “national security” or its close similes lacks a precise meaning, even in the public policy literature. Nevertheless, the concept appears in over 30 federal statutes. In most instances, the term is undefined, an important oversight in light of the significant powers these statutes accord the government. Under these circumstances, how courts review government invocations of “national security” is of real importance. With some exceptions, courts applying s. 7 of the Charter and standard administrative law doctrines have accorded substantial deference to government national security determinations. When largely deferential substantive review of the ambiguous concept of national security is coupled with the ex parte and in camera context in which these cases are often heard, the net effect is to leave government with a freer hand in national security matters than in other domains of administrative decision making. Several possible responses to this problem are proposed. |
Il manque un sens précis à l’expression « sécurité nationale » ou toute similitude proche, même dans les documents portant sur la politique générale. Néanmoins, le concept apparaît dans plus de 30 lois fédérales. Dans la plupart des cas, le terme n’est pas défini, omission importante à la lumière des pouvoirs considérables que ces lois confèrent au gouvernement. Dans ces circonstances, la manière que les cours revoient les invocations gouvernementales de la « sécurité nationale » est d’importance réelle. Sauf quelques exceptions, les cours appliquant l’article 7 de la Charte et les doctrines habituelles du droit administratif ont conféré une déférence considérable aux déterminations de sécurité nationale du gouvernement. Lorsque l’étude substantive essentiellement de déférence du concept ambigu de sécurité nationale est jumelée à un concept ex parte et in camera, ce qui est souvent le cas de ces causes, le gouvernement a alors des coudées plus franches en termes de sécurité nationale que dans d’autres domaines de prise de décisions administratives. Plusieurs réponses éventuelles à ce problème sont proposées. |
A Canadian Commentary on Constructive Expropriation Law Under NAFTA Article 1110 (2005) 43 Alta. L. Rev. pp. 1001-1022 Raymond E. Young Partner, Lidstone Young Anderson, Vancouver, British Columbia |
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By virtue of the Constitution Act, 1982, Canada has established that some rights and freedoms are beyond the reach of government. However, the protection of property, especially with regard to the guaranteeing of compensation if property is taken by the state, has not been elevated to this same level of constitutional protection. This article examines regulatory takings claims under Article 1110 of the North American Free Trade Agreement and provides an exposition of the law insofar as it has developed in the NAFTA context. It begins with a survey of constructive takings in international and domestic U.S. law and concludes by highlighting the obvious differences between the protection afforded to foreign NAFTA investors in Canada and domestic owners of property when property is taken. |
Selon la Loi constitutionnelle de 1982, le Canada a établi que certains droits et libertés sont hors de la portée du gouvernement. Cependant, la protection de la propriété, surtout en ce qui concerne la garantie d’indemnisation en cas de prise par l’État, n’a pas été portée au même niveau de protection constitutionnelle. Cet article examine les prises effectuées en vertu de l’article 1110 de l’Accord de libre-échange nord-américain et donne un aperçu de la loi telle qu’elle a été développée dans le contexte de l’ALÉNA. L’article commence par un sondage des prises constructives en vertu des lois internationales et nationales des États-Unis et conclut en soulignant les différences évidentes entre la protection accordée aux investisseurs étrangers de l’ALÉNA au Canada et les propriétaires domestiques en cas de prise de propriété. |
Comparative Perspectives on the Regulation of Assisted Reproductive Technologies in the United Kingdom and Canada (2005) 43 Alta. L. Rev. pp. 1023-1048 Erin L. Nelson Assistant Professor, Faculty of Law, Research Associate, Health Law Institute, University of Alberta |
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This article highlights some concerns with the regulatory structure envisioned by Canada’s new Assisted Human Reproduction Act, principally by comparing Canada’s proposed Assisted Human Reproduction Agency (AHRA) with the United Kingdom’s Human Fertilisation and Embryology Authority (HFEA). The article elaborates on the past and present regulation of ARTs in both Canada and the United Kingdom, using the current regulation of preimplantation genetic diagnosis by the HFEA as an example. The author notes that there is considerable cause for concern over the ability of the AHRA to effectively regulate ARTs, and cautions that Canada’s proposed regulatory structure may serve only to reignite the debate around the moral status of the embryo that featured so prominently in the debate over the legislation itself. |
Cet article fait ressortir quelques-unes des préoccupations relatives à la structure réglementaire envisagée par la nouvelle Loi sur la procréation assistée du Canada, principalement en comparant le projet de Assisted Human Reproduction Agency (AHRA) du Canada avec la Human Fertilisation and Embryology Authority (HFEA) du Royaume-Uni. L’article décrit la réglementation passée et présente de la procréation assistée au Canada et au Royaume-Uni en utilisant la réglementation en vigueur sur le diagnostic génétique préimplantatoire de la HFEA à titre d’exemple. L’auteur fait remarquer qu’il y a lieu de se préoccuper de la capacité de l’AHRA de régir efficacement ce domaine et met en garde que la structure réglementaire proposée du Canada pourrait seulement rouvrir le débat autour de l’état moral de l’embryon qui a été au cœur du débat entourant la législation. |